WWW.CESTLEMIEN.OVER-BLOG.COM

JE M'EMPRESSE DE RIRE DE TOUT DE PEUR D'ETRE OBLIGE D'EN PLEURER

 

Mardi 1 février 2005

 Ainsi, Jacques Villeret nous aquitté comme on dit. Il est mort en fait, à l'âge de 53 ans, d'un “diabète alcoolique“ d'après France Info juste après l'annonce de sa mort, d'une maladie du foie une heure plus tard. Et il n'était plus question d'alcoolisme. Mais en fait, ce n'est pas important.

Jacques Villeret, c'est quand même l'inoubliable interprète de “la denrée“ dans la soupe au choux, ce qui n'est peut-être pas terrible, mais n'oublions pas que les deux autres interprètes de ce film étaient Louis de Funès et jean Carmet. Donc, Villeret avait peut-être le rôle le plus con qui puisse exister dans ce film, il n'en demeure pas moins qu'il était le dernier vivant de ce trio génial. Villeret a aussi joué dans Un crime au paradis, sublime comédie avec Josiane Balasko, peut-être son meilleur film, et dans “le dîner de cons“, où il jouait le con.Et c'est vrai qu'il avait une belle tête de vainqueur. Ce regard vide, cette attitude, tout en Villeret respirait le con dans ce film. Pourtant, une énorme tendresse transpirait de ce personnage.

Et je voudrais vous annoncer quelque chose. Attention, ça va vous faire un choc, c'est une révélation comme on n'en a pas connu depuis la résurrection du Christ, quelque chose qui va bouleverser nos connaissances et nos croyances:
JACQUES VILLERET N'EST PAS MORT !
Non, il continue de vivre à travers Martine. Et oui! Il s'est immédiatement réincarné en Martine; Ce regard... J'expliquais un truc à Martine (oui, parce qu'elle change de boulot à l'intérieur du bureau, elle vient maintenant bosser avec moi, et faut lui expliquer certaines choses, c'est normal), et elle ne comprenait pas. Bon, jusque là, tout était normal. Je lui explique donc une seconde fois, et là, elle me regarde,et, je vous jure, j'ai lu la connerie dans ses yeux: le même regard queVilleret. Je me suis retenu pour pas lui dire:
“ Martine, ton prénom c'est Martine, c'est juste? Et ben lui, son prénom c'est pareil, c'est Juste“.
Heureusement, je me suis rappelé au dernier moment que ce n'était pas le sujet.

Sinon, Villeret est quelqu'un qui m'a toujours fait rire. Je le trouvais très bon acteur, très drôle et tout et tout. Mais quand même, quand j'entends Jacques Weber dire, sur France Info toujours (j'étais en voiture, c'est pour ça que j'ai fais une cure de France Info ce jour là), que Jacques Villeret était un “génie“... Faut pas abuser non plus. TF1 avait annoncé que Arthur rendrait hommage à Villeret dans son émission “les enfants de la télé“.

Je t'en foutrais moi de l'hommage. En fait, l'émission avait été enregistrée le 17 janvier, et Villeret y participait. Le 17 janvier, c'était un lundi, et Arthur a répété toute lasoirée “nous sommes samedi“... Et Villeret avait l'air de s'emmerder à un point...Il se savait malade, de toute façon, et même ses amis savaient qu'il pouvait mourir d'un jour à l'autre. Mais là, il tirait une tête...

Jacques Villeret est mort, Jamel Debouzze non, c'est vrai que ce sont les meilleurs qui partent.

A l'occasion, faudra que je vous parle d'un ami qui avait un diabète alcoolique aussi. Un homme d'une sensibilité égale à son sens de l'humour. Un homme qui est mort il y a trois ans.
Jacques Villeret vient de le rejoindre au paradis des clowns tristes. Qu'ils boivent un coup à notre santé.

Matthieu

Dimanche 30 janvier 2005

Loin du bordel médiatique déclenché par la commémoration de la libération des camps, loin de PPDA marchant en direct sur la voie de chemin de fer devant Auschwitz, un livre de Primo Levi à la main, loin des cérémonies commémoratives commentées (comment peut-on foutre des gens pour commenter une cérémonie), je vous propose quelques livres.

Aujourd’hui, un roman, qui ne parle pas des camps de concentration, qui n’est pas larmoyant comme un commentateur télé à Auschwitz, un livre sobre et digne qui parle de la résistance allemande face aux nazis : Seul dans Berlin, de Hans Fallada.

De ce livre, Primo Levi disait qu’il était « l’un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie ».

Personnellement, je trouve que ce livre est aussi une farce. Mais pas une farce drôle, une farce terrible et sombre, une farce dont on sait qu’elle va mal se terminer.

En fait, je suis un peu inquiet à l’idée de parler de ce livre. Ben oui, si j’en parle pas assez bien, vous n’aurez pas envie de le lire (alors que tout le mal que j’ai pu dire sur Bernard Werbera aiguisé la curiosité de certaines personnes, et les a poussé à acheter une chose de Bernard Werber. Oui, je dis une chose, parce qu’un livre, c’est ce dont je vais vous parler maintenant).

Nous sommes en mai 1940. L’Allemagne du Reich triomphe partout. Pourtant, dans un immeuble berlinois, des gens continuent à vivre. On trouve les Quangel, les Persicke, Mme Rosenthal, le conseiller Fromm.

Mme Rosenthal, juive, va se cacher quelques temps chez le conseiller Fromm, un personnage un peu énigmatique. Hans Fallada arrive à nous faire vivre les angoisses de cette vieille dame, qui n’en peut plus de se cacher, et qui va se jeter dans lagueule du loup.

Le loup justement, c’est Baldur Persicke, un jeune SS, qui, va dépouiller Mme Rosenthal, terroriser lesconnards qui composent sa famille (des rapaces avides d’or).

Et puis, les Quangel. Anna et Otto. Leurs fils unique est mort, à la guerre. Ce sont eux les personnages principaux de cette cruelle farce. Parce qu’ils vont se venger, à leur manière. Ce couple discret va distribuer des tracts antinazis dans Berlin.

Ils vont se lancer dans la fabrication de ces tracts, car tous seront écris à la main, puis distribués en cachette. En fait, ils ne seront même pas distribués, mais déposés, comme tombés, dans divers endroits de Berlin. De peur, personne ne lira ces tracts,ce qui rend le travail des Quangel encore plus pathétique. En fait, si, quelqu’un les lira : la gestapo. Et tout ça finira mal.

« Trois minutes plus tard, l’acteur Max Harteisen se trouvait dans la cage d’escalier, et, fort embarrassé, tenait une carte où étaient écrits ces mots : « Mère, le Führer m’a tué mon fils… »

« Juste ciel ! sedit-il, quel est donc l’homme qui écrit des choses de ce genre ? Il doit être fou ! Il risque sa vie. »

Involontairement, il retourna la carte. Mais il n’y avait aucune mention d’expéditeur ni de destinataire. […]

L’acteur leva la tête, au passage de l’ascenseur. Son premier mouvement fut de mettre la carte en poche. Sa ravisant aussitôt, il voulu la remettre sur l’appui de fenêtre. Mais, de l’ascenseur, ne l’avait-on pas vu et même reconnu la carte en main ? Si on trouvait celle-ci, comment pourrait-il prouver qu’il n’en était pas l’auteur ? »

Dans ce livre, l’espoir meurt, une lutte ridicule s’engage, personne ne gagne.

Matthieu

Samedi 29 janvier 2005

Loin du bordel médiatique déclenché par la commémoration de la libération des camps, loin de PPDA marchant en direct sur la voie de chemin de fer devant Auschwitz, un livre de Primo Levi à la main, loin des cérémonies commémoratives commentées (comment peut-on foutre des gens pour commenter une cérémonie), je vous propose quelques livres.

Le premier, « Laisse moi partir, mère » de Helga Schneider.

Je commence par la fin :

« tu restes encore un peu ? »me demande-t-elle avec une larme qui perle à l’angle de son œil droit.

Sa voix est parfois si triste,si humble.

« Oui.

-Je ne veux pas manger,reprend-elle. Je veux que tu restes encore avec moi. Tu restes encore longtemps ?

-Je reste encore… un peu,fais-je vaguement »

C’est l’histoire vraie de la rencontre entre Helga Schneider et sa mère, qui ne se sont pas revues depuis 27 ans, depuis 1971. Helga Schneider rend visite à sa mère, dans une maison de retraite.

Si elle a tant de mal à venir voir sa mère, à l’appeler maman, c’est parce que la mère de Helga Schneider était dans la SS, surveillante dans divers camps de concentration (Treblinka, Auschwitz…). Et cette mère ne regrette rien. Dans ce livre très dur, la fille et la mère vont se livrer à une sorte de chantage. La fille veut savoir, la mère veut en dire le moins possible. Pourtant, pour la retenir, la mère va lui raconter, par passages, en réponse à des questions. Elle va lui raconter le bordel d’Auschwitz, le zyklon B qui n’agissait pas complètement sur tout le monde, le 4ème four crématoire de Birkenau, celui qui n’avait pas de fours, mais qui était uniquement une fosse remplie de braise, les expériences médicales à Treblinka…

Helga Schneider veut savoir. Elle ne cherche pas à comprendre, car il n’y a rien à comprendre. Lors de leur rencontre en 1971, sa mère lui avait mis beaucoup de bijoux en or dans les mains « en cas de besoin ». Lorsque Helga Schneider a compris d’où venait cet or, elle l’a lâché, ce que sa mère n’a pas compris.

Cette mère qui avait abandonné ses enfants et son mari pour entrer dans la SS et devenir une terrible gardienne. Il suffit de lire les passages où elle justifie ses xxx contre les juifs. Elle va chercher à justifier la mort des enfants (de toute façon, explique-t-elle avec détachement, ils auraient grandi et donné des juifs adultes), ainsi que sa place au sein de la SS.

Cette mère se mettra à pleurer quand sa fille refusera de l’appeler maman, et va, tout au long de la rencontre, se livrer à un chantage, du style : je te raconterais les expériences médicales de Treblinka si tu m’appelles maman, je te parlerais du 4ème Krema si tu restes encore…

De ce jeu morbide, Helga Schneider ne tirera rien. Que faire face à une mère qui tente, par des arguments erronés, de justifier xxx. Elle n’en tirera rien,sauf ce livre dur et terrifiant.

Matthieu

Primo Levi disait qu' "il faudrait inventer un nouveau langage pour décrire Auschwitz". Ce langage n'ayant pas été inventé, il me manque des mots. C'est pourquoi il y a des xxx dans cette note, pour remplacer les mots que je ne trouve pas.

Vendredi 28 janvier 2005

BOULOGNE-SUR-MER (AFP - 12:04) La "dérive de deux adolescentes" de 15 et 14 ans, selon les mots du procureur de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), s'est traduite par le suicide de l'une d'entre elles, près de Calais, et celui, "très probable", de l'autre, toujours recherchée mercredi. […] Auparavant, le parquet de Boulogne avait précisé que les deux adolescentes avaient formé un "projet d'autolyse (suicide, ndlr) (...) à la suite d'une rupture sentimentale de l'une d'entre elles avec son ami de coeur".

Petite fille, à quoi tu rêves Devant ton siècle qui se lève

Petite fille, tu croyais quoi ? Tu croyais que tu allais rester toute ta vie avec ce garçon ? Tu croyais qu’il était le centre de ton univers, et toi du sien ? Tu croyais quoi ? Que quand il te disais « je t’aime pour toujours » il était sincère ? Mais on n’est pas sincère quand on est un garçon de 15 ans. On se promet des choses mais c’est pour de faux, c’est pas vrai. Ca vaut pas le coup de se suicider pour un garçon.

Même s'il te reste un peu d'amour Ça risque de pas peser lourd

Il t’as laissé ? Et tu as pleuré avec ta meilleure copine ? Et alors ? Tu pouvais pas aller acheter « jeunes et jolies » pour lire l’article « se remettre d’une rupture avec son mec » ? T’étais toute seule à aimer, lui ne te voulais plus et alors ? Ca arrive à des milliers de personnes tous les jours ça. Et tout le monde ne va pas se suicider.

Petite fille, à quoi tu penses Entre un flash et deux pas de danse

Y’a que dans les livres qu’on voit des histoires d’amours éternelles, de suicides par amour. Tu n’étais pas Juliette, il n’était pas Roméo. La preuve ? Il est pas mort. Et tu croyais quoi ? Que le jeune Werther était plus heureux mort que vivant ? Que parce qu’on meurt par amour on ne meurt pas vraiment ?

Tous les flambeaux manquent de feu Leurs flammes réchauffent si peu

Mais quand on est mort, en s’en fou de pourquoi. La mort c’est pas ce truc qui peut paraître attirant quand ona 15 ans et que personne vous aime et qu’en plus les parents font chier. La mort, c’est pas un repos. La mort, c’est rien. C’est juste être tout froid et ne plus jamais avoir de réactions. La mort c’est pas beau et propre comme on voit dans les films, la mort c’est sale et puant.

Petite fille, à quoi tu rêves Y a tant de baudruches qui crèvent

Mais tu croyais quoi ? Qu’en mourrant tu serais plus heureuse ? Il est où le bonheur quand on est un corps sans vie repêché de l’eau ? Il reviendra pas le garçon, c’est trop tard. La mort, c’est pas un jeu auquel on peut se livrer juste pour le fun, pour dire « je l’ai fait ». Quand on est mort, c’est pour longtemps ; Juliette n’a jamais revu Roméo, et ça, ton suicide ne pourra pas le changer.

Petite fille, à quoi tu penses Entre un plaisir et deux romances

Il te restais pleins de choses à tester, à vivre. Bien sûr, il te restait aussi des trucs chiants, t’aurais grandi, t’aurais eu des factures à payer et des gens que tu n’apprécies pas, t’aurais eu à affronter les dragons de la sécu et peut-être même ceux de l’ANPE. Mais t’aurais aussi rencontré d’autres garçons, ou d’autres filles, t’aurais eu une vie, t’aurais même pu arranger ta vie comme tu le voulais. Et t’as préféré mourir ? Pour quoi faire ? Pour qu’on parle de toi ?

Petite fille inconséquence Entre deux tempos qui balancent Est-ce une présence, une absence? Est-ceblessure, est-ce naissance ?

Mais tout le monde s’en fou de toi, on parle d’autre chose en ce moment. Tu ne seras pas un mythe, juste une pauvre petite fille morte d’avoir trop aimé.

Matthieu

Les phrases en italiques sont extraites de la chanson "petite fille" de Jean-Jacques Goldman.

Jeudi 27 janvier 2005

C'est dingue ce que ce type peut me les briser menu-menu. Parce que non content d'être le chef d'un royaume richissime qui se permet de donner des leçons à ceux qui meurent de faim, il intervient dans les débats de sociétés, comme s'il avait une quelconque légitimité.

En fait, le pape n'est que le souverain d'un minuscule micro-état (et quand on sait qu'un micro-état, c'est déjà pas bien grand, je vous laisse imaginer ce qu'est un minuscule micro-état). En temps que tel, il dispose de droits et d'obligations. Parmi les obligations, figure celle de non-ingérence. C'est à dire qu'un chef d'Etat ne doit pas dire à un autre chef d'Etat: "ohé, Ducon, c'est n'importe quoi ce que tu fais, fais plutôt comme moi je le pense et ça ira mieux". Ce truc n'est pas possible, il est interdit de s'ingérer dans les affaires internes des autres Etats.

Le Pape, dans sa bulle (qu'on appelle d'ailleurs la bulle papale), ne se rend pas compte qu'il n'attire plus personne, que les gens désertent les églises parce qu'ils y sont jugés et traités comme des sous-merdes soumises au bon vouloir d'un dieu vengeur, intransigeant et mesquin (oui, parce que un dieu qui punit des noirs,en leur donnant le SIDA, parce qu'ils ont couché hors-mariage, j'appelle ça de la mesquinerie). Donc, le pape continue dans son combat contre le préservatif.

 

MAIS IL NE SE REND PAS COMPTE QU'IL EST TOUT SEUL CE CON? Parce que même les évêques en Espagne ont parlé du préservatif en bien. Et les curés de campagne en Afrique (dans je ne sais plus quel pays, je crois que le reportage était diffusé surFrance 3) n'hésitent pas à distribuer des préservatifs aux populations locales. Je n'ai, de plus, pas le souvenir d'un quelconque don du Vatican en faveur de l'Asie du Sud est (par contre, les collectes dans les églises ont été légions). Donc, le pape ne s'occupe pas des pauvres, pas des gens qui meurent de faim, pas des gens qui souffrent, non, le pape s'occupe de cul. C'est plus la bible qu'il faut lire dans les églises, c'est Penthouse ! Mais qu'on en parle de cul dans les églises ! Que les prêtres se lâchent et se secouent le gland !

Parce que le sexe, c'est le moteur de l'église. Faut plus parler de l'amour de Jésus, faut parler de son cul ! Allons-y ! Je me souviens d'une émission (diffusée le 5juin sur France 3 en deuxième partie de soirée me semble-t-il), où des religieuses parlaient des viols qu'elles avaient subi de la part de prêtres. Certaines avaient, à cette occasion, contracté le virus du SIDA. La hiérarchie était au courant, mais les bonnes sœurs (qui n'ont jamais mieux portées leur nom) ne devaient pas parler, parce que c'était mal.

 


Oui, le pape,vieux croûlant criminel contre l'humanité (encourager la propagation du virus du SIDA dans un coin du monde où il est très écouté), trouve mal d'utiliser le préservatif ou de raconter les horreurs subies par des religieuses, mais il trouve tout à fait normal qu'un prêtre force une religieuse à coucher avec lui, ou que des prêtres laissent traîner leurs mains (voir plus) dans les culottes des enfant?

 

Non, franchement, je sais que j'avais déjà fait une note à ce sujet, mais le rappel à l'ordre des catholiques d'Espagne m'a mis un peu en colère.

Et en fait, dans les églises, on ment: dieu ne regarde pas au cœur, il regarde au bout du gland s'il y a un sachet plastique ou pas.

 

Matthieu

 

Newsletter

Inscription à la newsletter

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
 
Blog : Gastronomie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus