Hier soir sur France 2, une fabuleuse émission : « les filles au zénith », présentée par l’hystérique Daniela Lumbroso, celle dont la voix monte de deux octaves par phrase. Cette émission à base de chanteuses de merde n’avait rien à envier à TF1, et grâce à de tels moments culturels, on ne peut que se réjouir de verser 116,50 € par an pour financer les chaînes publiques.
La première invitée était Chimène Bady. Cette fille est incroyable ; à chacune de ses apparitions, elle pèse au moins 10 kilos de plus que la fois précédente. Ils ne se font même plus chier à lui trouver des vêtements, ils décrochent un rideau dans les coulisses et la drapent dedans.
On a ensuite eu droit à Amel Bent, déguisée en pute. Chez France 2, ils devraient sérieusement penser à licencier la maquilleuse, tant celle-ci semble travailler à la truelle. L’autre avait les pommettes rouges de Véronique Sanson, plus de bleu sur les yeux que de crème dans un chou… C’est bien simple, c’était tellement mal fait que j’ai cru qu’elle avait été maquillée par Gilbert Montagné.
Amel Bent est un peu ronde (oui, elle s’habille chez Bibendum) et, pour se mettre en valeur, elle avait deux choristes encore plus grosse qu’elle. C’est bien simple, c’était plus « les filles au zénith », c’était « les baleineaux sont parmi nous ».
Pour le choix des couleurs du plateau, ils avaient dû demander conseil à la maquilleuse myope : c’était flashy à un point… On aurait dit une émission de variété en direct d’Ankara.
La palme de la connerie a été décernée à Daniela Lumbroso (qui est à la connerie ce que le sucre est à la crème chantilly), qui a dit aux deux filles (qui sont toutes deux d’origine algérienne) « vous n’avez jamais renié ce que vous êtes ». Chez les gens de gauche et les animateurs de France 2, ça veut dire : « T’es arabe, mais c’est pas grave ». Vous voyez le truc, une pudeur mal placée qui renvoie toujours la personne en face de soi à ses origines alors qu’elle est venue parler de tout autre chose. Plus réducteur, y’a pas. A part « sale arabe ». Enfin bref… Toujours est-il qu’après cette phrase, ça a été LE choc, puisqu’ils ont montré des images de Chimène Bady lors de son premier passage télé, au casting de l’émission « A la recherche de la nouvelle star ». Sa première apparition quasiment pas maquillée, pas coiffée, enfin bon… Un truc… Avant d’être riche et célèbre, Chimène Bady avait le teint mat et les cheveux très crépus (en plus, comme elle était pas passée chez l’esthéticienne avant, j’ai cru qu’ils avait invité Khaled).
Une incrustation en bas de l’écran permettait de voir la tête de Chimène Bady maintenant, filmée sur le plateau : une fille blanche (pas plus bronzée que Julien Courbet), avec de superbes cheveux raides…
Une fille qui n’a rien reniée…
Vendredi, c’était le 250ème anniversaire de la naissance de Mozart. Samedi, la télévision publique décide logiquement de diffuser de grosses jeunes filles mentant effrontément devant des lumières à vomir.
Mozart / Chimène Bady… Rien que de l’écrire, ça me fait peur.
