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JE M'EMPRESSE DE RIRE DE TOUT DE PEUR D'ETRE OBLIGE D'EN PLEURER

 

Jeudi 2 juin 2005

Bon, je voudrais parler d’un sujet d’actualité aujourd’hui, quelque chose dont tout le monde parle en ce moment, un évènement présent dans toutes les têtes, et parfois dans les cœurs : Roland Garros. Le tournoi de tennis hein, pas l’aviateur. De toute façon, les joueurs ne savent pas que Roland Garros était le nom de quelqu’un. C’est ainsi qu’on a pu entendre Richard Gasquet déclarer qu’il était heureux de jouer à Roland.

 

Dans ce tournoi où les euros coulent à flot (un homme éliminé au premier tour touche 13.000 €, le vainqueur féminin 850.000), il y a quelque chose de terrible : les ramasseurs de balles. Ils n’ont ni casquettes, ni protections contre le soleil, restent debout, et sont au service des joueurs en leur tendant serviettes, bouteilles, en tenant le parasol. Ils n’ont pas le droit de porter de lunettes ni de lentilles, et doivent être content de leur sort. A ce sujet, le site de la fédération française de tennis est intéressant ; voilà quelques phrases que l’ont peut trouver à propos des ramasseurs de balles :

Des moments forts en perspective, où discipline rimera avec bonne humeur

Si tu es sélectionné(e), poursuis ton rêve en participant au stage de formation... et ton rêve devient réalité

Tu parles d’un rêve… Bien évidemment, dans ce tournoi où les euros ne comptent pas plus que les morts au Darfour (désolé, ça n’a rien à voir et c’est démago, mais j’avais envie de la placer celle là), les ramasseurs de balles touchent la somme mirifique de…rien. Et oui ! Debout, en plein soleil, en étant souriant et dévoué à des adultes qui amassent des sommes incroyables… Moi j’aurai tendance à appeler ça de l’esclavagisme, la fédération parle de rêve…

 

Autre chose d’amusant, ce sont les commentaires télé : évidemment, ils ont foutu des stars pour commenter sur France télévision : comme consultant, ils ont pris Cédric Pioline, le type qui n’a jamais gagné un tournoi majeur, excepté Monte Carlo en 2000. Comme il n’est pas allé à l’école non plus, il vaut le détour. Ainsi, quand une étrangère (« encore une russe » peut-on souvent entendre) perd, c’est que son adversaire a mieux joué, était imbattable. Quand une française perd, c’est qu’elle n’est pas bien, qu’elle a les moyens de revenir dans le jeu mais que la chaleur la dérange. C'est-à-dire que ce n’est jamais l’adversaire qui gagne, c’est la française qui perd. Et donc, les françaises sont tellement nulles qu’elles perdent contre des filles qui n’ont pas beaucoup de qualités athlétique.

Mais pour les commentateurs, il y a un problème quand une française joue contre une autre française : par exemple, quand la fille de Davy Croquett, Amélie Moresmo, a joué contre la gosse de 15 ans, Amélie Moresmo n’a dû sa victoire qu’à elle-même, et surtout pas au fait que ce match ressemblait à une opposition entre un mastodonte et un hamster nain.

 

Puis franchement, ça a quoi de beau le tennis féminin ? Des filles habillés avec des jupes trop courtes pour elles, qui ont des cuisses de bœuf dopé aux hormones qui hurlent sur un court de tennis, je vois pas le spectacle. Par contre, les hommes qui jouent, c’est beaucoup plus sympa. Surtout si c’est Marat Safin et qu’il change son T-shirt (oui, les vrais joies sont simples).

Bon, ben justement, je vais voir Safin maintenant.

 

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : la télé
 

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