Allez, encore un petit coup de télé, ça faisait longtemps.
Sur MCM, il existe une émission qui s’appelle «Dans la vie de… » , dans laquelle, comme son nom l’indique, on regarde dans la vie d’une star… Enfin, une star, dans son milieu hein, parce que le moins dernier c’était une actrice porno asiatique, je la connaissais pas (bon, alors la personne qui vient de penser « oui ben toi, de toutes façons, en matière d’actrices pornos, t’y connais quoi ? », elle sort).
Donc, en ce moment, c’est Dove Attias. Mais si… Un petit brun, avec le nez crochu et les oreilles décolées… Oui, voilà, un juif. Il est producteur, et on a pu le voir notamment à « à la recherche de la nouvelle star » sur M6. Un type… enfin, si on ne veut pas porter de jugement de valeur, faut s’arrêter là. Sinon, on pourra toujours dire que c’est un type odieux, imbu de lui-même et assez con. Mais ça n’a rien à voir avec le fait qu’il est juif hein. Non, parce que y’a des juifs bien… A ce qu’on dit…
Donc, on suit notre bonhomme, qui fait, nous dit-il, 35 heures en deux jours et demi. Et qui est assez ballèze, puisqu’il sort de chez lui (où il n’a pas son bureau) après s’être levé, à 9 heures 30. Oui, il a de longues journées, mais qui commencent très tard.
Il y a un livre qui m’a éclaté, ça s’appelle « ils ont changé ma chanson », l’histoire d'une fille qui bosse chez Universal, et qui nous décrit certains chanteurs, producteurs… bref, personnalités en vue (en changeant vaguement les noms). Et il y a le producteur, qui s’appelle Ben dans le livre, qui était un des rares que je n’avais pas réussi à identifier. Un type qui a une fille bourrée de problème, ce type est odieux, mesquin, ne pense qu’à se défoncer et à ramasser du fric, mais qui est un producteur de génie… Je vous jure que y’a eu un éclair dans ma tête en regardant cette émission. Surtout quand Dove a parlé de SA fille…
Dove Attias a monté un spectacle avec uniquement des handicapés physiques (oui, parce que Dove prend des risques, mais de là à laisser des trisomiques chanter « laisse les mongoles à Venise » et des autiste reprendre « Parle-moi », il y avait un pas). Oui, c’est sympa à lui. Et comme il nous le dit, ce sont des artistes à part entière (mon dieu que c’est odieux de dire ça, comme si il y avait besoin de le dire… En le disant, ça lève le doute qui ne s’était jamais posé, c’est assez atroce comme procédé), qui font passer des émotions parce qu’ils ont des failles qu’ils ne dissimulent pas comme les gens « pas handicapés » (oui, là, il aurait presque pu dire « valide »…).
C’est d’ailleurs bien connu que les handicapés ne dissimulent pas leurs sentiments, que les noirs ont le rythme dans le sang, et que les juifs ont de l’argent à plus savoir qu’en faire (et aussi ils tuent des palestiniens dans leurs maisons, ils font des murs de 405 mètres de haut, ils ont jamais été dans des chambres à gaz et ils font pourtant comme si, et ils sont à la tête d’un vaste complot avec leurs copains franc-maçons dont le siège social est à Sion).
Bref, une émission sans aucun préjugé, qui permet de mieux appréhender ces personnes lointaines et mystérieuses que sont les juifs stars.
Une moustiquaire, c’est très con : un truc pleins de trous assez petits pour empêcher les moustiques de venir piquer la personne qui dort à l’intérieur de la moustiquaire. Pour plus d’efficacité, on peut imprégner la moustiquaire de divers produits.
Une moustiquaire imprégnée coûte 4 euros.
C’est con 4 euros, c’est très con. Avec 4 euros, on peut même pas manger une pizza. En fait, 4 euros c’est aussi con qu’une moustiquaire. Et pourtant, seuls 5 % des enfants africains possèdent une moustiquaire. Qui les empêcherait de choper le paludisme. Lequel tue, chaque année, 2 millions de personnes dans le monde, dont 80 % en Afrique (alors que chaque année, ce sont entre 350 et 500 millions de personnes qui sont touchées). Evidemment, pas de minute de silence pour les morts du paludisme (comme les trois minutes qu’on avait eu pour les victime du tsunami), pas de chanteurs qui s’engagent (sauf Youssou n’dour), qui prêtent leur voix à une chanson ridicule composée par Bruel… Rien.
4 euros… Le Japon a décidé de donner 10 millions de moustiquaires à l’Afrique. Tiens, et si on se mettait à compter en moustiquaires ? Par exemple, combien de moustiquaires a coûtée la candidature de Paris à l’organisation des JO en 2012 ? Combien de moustiquaires pourrait-on acheter si on ne versait aucune compensation financière au Japon pour avoir obtenue ITER ?
Bon, mais une fois piqué, il faut bien se soigner. Et le traitement est beaucoup trop cher, puisqu’il coûte 900 francs CFA pour 3 jours de traitement. Alors 600 francs CFA, ça représente à peu près 1 euro 37. Ouai…
C'est-à-dire que pour 5,37 € je peux avoir une moustiquaire imprégnée et un traitement contre le palu. Mais personnellement, je m’en fou, parce que y’a pas de moustiques vecteurs du paludisme en Alsace. Mais j’ai 5,37 €. Par contre, ceux qui ont des moustiques vecteur du paludisme (et qui ne sont donc pas en Alsace), n’ont pas 5,37 euros.
L’OMS s’est fixée comme objectif de diviser par deux le nombre de victimes du paludisme d’ici à 2010. Et la société française Sanofi-Aventis va se faire un coup de pub pour pas grand-chose : associée à la fondation Drugs for NeglectedDiseases Initiative (Dndi) (médicaments pour maladies négligées en bon français bien de chez nous), elle va mettre sur le marché un traitement à moins de 1 euro, et surtout, ne va pas breveter son médicament. Ainsi, n’importe quelle société pharmaceutique spécialiste (oui, pas ma tante Jeannine qui fait des infusion de tilleul, vous l’aurez compris) pourra copier ce traitement. Parce qu’il y a un tel déficit des pouvoirs publics qu’une société doit produire un médoc qui ne lui rapportera pas un rond. Enfin, pas un rond, faut pas abuser. Parce que c’est quand même une excellente publicité pour Sanofi-Aventis. Excellente parce qu’elle va toucher énormément de gens. Sans que cela ne lui coûte, puisque le médicament sera vendu à prix coûtant. Ca ne lui coûtera rien, mais ça ne lui rapportera –directement –rien.
Mais on s’en fout que ça lui fasse de la pub. Parce que quand même, franchement, 2 millions de morts, sans que Vincent Delerm ne se fende d’un « et puis la mer, et puis la mer », c’est moche.
Matthieu
Cette semaine, deux jolis blog fait avec amour par deux enfants de chœur de droite : Claude Goasguen et Pierre Bédier. Et je vous jure que des mauvais blogs, j’en ai vu quelques un. Mais des blogs merdiques à ce point là, jamais.
Le blog délirant de Claude Goasguen d’abord. Quand je dis « délirant », je parle de la définition psychiatrique du terme : « le délire est la croyance irréductible et inébranlable à une conception fausse de la réalité ».
Claude Goasguen voit le mal partout. Quand je dis le mal, je parle de Delanoë. On n’est pas obligé d’aimer Delanoë. Personnellement, il me casse un peu les couilles même, avec son air de pas y toucher. Mais de là à faire un message sur deux pour le démolir… Avant le vote du CIO pour élire la ville organisatrice des JO de 2012, Goasguen espère que Paris aura l’organisation, « même si cela ne sert pas particulièrement les intérêts du gouvernement et de la droite municipale, qui auront beaucoup de mal à empêcher Delanoë d'en faire un piédestal pour son avenir personnel ».
Mais Goasguen ne se contente pas de ce combat perpétuel contre Delanoë, il se bat aussi contre des choses importantes, essentielles pour notre société : la célébration des 200 ans de la bataille de Trafalgar. Je vous mets ici l’intégralité du billet :
« Je ne vois pas l'intérêt de la massive présence française aux célébrations célébrant le 200ème anniversaire du désastre de Trafalgar.
Au point où nous en sommes, on va bientôt nous demander de célébrer Waterloo. Décidément la France a une relation avec l'histoire très particulière...Elle mélange amnésie et pragmatisme allègrement.
Mais il y a dû y avoir beaucoup de marins bretons tués à Trafalgar. Est-ce qu'il nous viendrait à l'odée de demander à l'Angleterre de faire repentance pour avoir assassiné, puisque c'est désormais prouvé, Napoléon à Sainte Hélène? »
C’est ce qu’on appelle un blog progressiste, avec ses combats d’avant-garde…
Mais passons au blog de l’innocent Pierre Bédier. Pierre Bédié était secrétaire d’Etat aux programmes immobiliers du gouvernement Raffarin. Il a démissionné en janvier 2004, après avoir été mis en examen pour recel d’abus de bien sociaux et corruption. Bref, un homme bien.
A la rubrique religion, Bédier rend un hommage appuyé à Jean-Paul 2, avec qui il partageait la particularité d’être innocent. Je vous recopie la fin de son billet : « Je veux exprimer mon immense respect à celui qui aura porté avec tant de courage et de conviction, des messages d’espoir et d’espérance aux pauvres, aux faibles et aux oubliés de cette planète.
Pour toutes ces raisons, pardonnez moi de ne pas avoir assez de temps pour en citer plus. »
Si quelqu’un comprend la dernière phrase, qu’il me l’explique, parce que je ne vois pas là.
Mais Bédier est aussi un homme d’action, prêt à dénoncer les maux de ce monde : son dernier article : « Quelle horreur…, les attentats de Londres ». Han, l’anticonformiste que voilà…
Mais restons sur cette phrases : que signifient ces « … » ? Et la virgule qui suit ? Pourquoi « horreur » est au singulier alors que « attentats » est au pluriel ?
Bien évidemment, Bédier dit que les attentats c’est mal, mais que Chirac c’est bien : « Nous devons comme le demande le Président de la République faire preuve d'une totale solidarité face à ces tragiques évènements qui bouleversent Londres. »
Ce qu’il y a de bien avec Bédier, c’est qu’il n’est pas d’une banalité affligeante.
Bon, je vais retourner chercher d’autres blogs palpitants moi tiens.
Matthieu
La rentrée littéraire, c’est la rentrée des classes pour les écrivains. Chacun sort sa copie, et, lors de la remise des prix littéraires, ont distingue les meilleurs (oui, enfin, selon les critères des gens qui décernent ces prix).
La rentrée littéraire 2005 commence le 17 août et se termine fin octobre. On verra sortir 661 romans et 672 documents. De la pure connerie quoi (pas les romans et les documents, leur nombre), puisque ça fait 20 par jour.
Bon, il y aura les habituelles merdes : la courante littéraire d’Amélie Nothomb (Acide sulfurique), la dernière niaiserie absolue d’Alexandre Jardin (Le roman des Jardin), et surtout, le dernier Houellebecq (La possibilité d’une île), que personne n’a encore pu lire, mais qui va écraser la rentrée littéraire. A tel point que certains auteurs ont préféré repousser la sortie de leur bouquin, de peur de passer inaperçu.
Le pire, c’est que le livre de Houellebecq sera peut-être bien.
Sinon, dans cette surenchère médiatique (vous allez voir, on ne va nous parler que de Houellebecq dans les semaines qui suivront le 31 août, date de la sortie de la possibilité...) il va y avoir de très bon livre ; enfin, des livres sur lesquels on peut avoir un a priori positif ; enfin, des livres écrits par des auteurs que j’aime bien.
Brigitte Giraud sort son 6ème livre. Et une bonne nouvelle : elle n’est plus aussi moche qu’avant. Oui parce que Brigitte Giraud a sa photo sur chacun de ses livres. Et sur les quatre premiers, elle est vraiment, mais vraiment pas jolie. Là, elle a décidé de s’arranger un peu les cheveux, bref, elle devient supportable. Ah oui avant on pouvait pas acheter un bouquin d’elle sans que le libraire ne propose de coller un stick représentant une cagoule noire sur la tête de Brigitte Giraud. Mais maintenant, ça va mieux on vous dit !
Brigitte Giraud donc, a déjà publié « La chambre des parents » (1997), un étrange roman sur un homme qui sort de prison après avoir tué son père, une écriture étonnante puisque l’histoire se concentre entre deux univers : la prison et la famille ; à moins que ce ne soit la famille et la prison.
En 1999, elle publie « Nico ». Nico, c’est l’histoire de Nicolas, le frère de la narratrice. C’est aussi l’histoire de cette famille bancale, dominée par un père autoritaire et cruel, une mère absente et névrosé. Et les départs de ce père. Qui n’a pas su rester, mais qui n’a pas su partir. Et Nico, le faible, va se bâtir une identité de fort, enfin, croit-il, ce qui va le mener directement… ah ben non, je vous le dis pas. Ceci dit, si jamais il y avait 10 romans à emmener sur une île déserte, Nico serait de ceux-là.
« A présent » sort en 2001. Elle y raconte avec énormément de pudeur (oui, c’est pas de Christine Angot dont on parle) la perte de son mari, mort dans un accident de moto. Une vivisection des sentiments en quelques sortes.
« Marée noire » paraît en 2004, je ne l’ai pas encore lu, mais ça ne saurait tarder.
Et donc, le 24 août, « j’apprends », l’histoire d’une fille d’immigré algérien qui apprend à l’école des choses qu’elle ne vit pas, et qui vit des choses qu’elle n’apprend pas à l’école (d’après ce que j’ai compris).
Tant qu’il restera des auteurs comme Brigitte Giraud, tout n’est pas perdu…
Matthieu
Bonjour les amis ! Vous allez bien aujourd’hui ? Moi ça va un peu mieux, j’essaie de me remettre de la perte de Marie-France, que je vous racontais la semaine dernière. Et puis, cette semaine, avec la grosse Geneviève, on est été à un enterrement, l’enterrement de la fille du cousin du voisin du coiffeur de Geneviève. La pauvre Geneviève, elle était tellement triste… elle connaissait presque le cousin. Alors elle avait voulu que j’aille avec elle, pour l’aider comme qui dirait à passer le cap quoi.
Mais alors cet enterrement les amis, de la folie douce. La morte elle avait 8 ans (elle s’est fait accrochée par une voiture, elle est morte à l’hôpital dans le camion des pompiers), mais la famille, totalement cinglée.
Faut dire que c’est comme qui dirait une famille tuyau de poële, tout le temps fourré à l’église à faire des bondieuseries et tout et tout. Je le sais, c’est le coiffeur qui m’a dit ça, quand je l’ai croisé au Géant Casino (ben oui, je fais plus mes courses à U, à cause que la salope elle travaille à U).
Donc la famille, vraiment con, en plus la mère était habillée même pas en noir, elle avait une robe bleue avec un chapeau bleu aussi (Geneviève elle m’a fait comme ça dans l’église : « mais c’est une robe de la redoute ! Et elle est même pas noir, elle est azur »). Et elle pleurait même pas. La salope. Non, y’avait le petit cercueil blanc, et la famille ils pleuraient pas. Ils ont lu des textes cons dans l’église (la mère qui a dit qu’elle pardonnait au type qui s’était murgé la gueule et qui a accroché la gosse), et pas un qui pleurait. Ma grosse Geneviève, à côté de moi, elle était en larmes, même si elle connaissait pas. Mais c’est rapport à que c’était une gamine quoi, c’est pour ça.
Bon, la mère, elle était pas obligée de se foutre en noir non plus, mais quand même, en bleu, ça ressemblait à quoi ? Pour l’enterrement de sa gosse ?
Je veux bien qu’on est pas en sicile hein les amis, mais enfin, un peu de deuil, quand même, c’est la moindre des choses pour montrer la peine et le respect non ? Enfin, c’est la vie les amis.
Pis le frère qui veut être curé, ça aussi c’est bien une idée de con… Enfin, quand je pense à c’te pauvre gamine qu’elle est morte et à ce petit cercueil blanc, moi ça me fait une boule dans la gorge hein, et je suis pas un pédé hein les amis, vous le savez bien !!!
Après, pour se remonter le moral, on a été chez Jean-Jean et Josy. Putain qu’est-ce qu’on a déconné !
J’en tenais une bonne moi à la fin, que la grosse elle m’a couchée que je me rappelle plus de rien.
Tiens, Jean-Jean m’a raconté deux devinettes drôles :
- Comment ça s’appelait la maladie de la vache folle avant ?
- La ménopause !
- C’est quoi les trois raisons qui fait que c’est mieux d’enculer une femme que de la baiser normalement ?
- C'est plus chaud, c'est plus étroit, et c'est plus dégradant pour la femme !
A bientôt les amis
Roger


