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JE M'EMPRESSE DE RIRE DE TOUT DE PEUR D'ETRE OBLIGE D'EN PLEURER

 

Jeudi 1 septembre 2005

Aujourd’hui, une pensée particulière pour un homme qui ne va pas fort du tout (et quand je dis pas fort du tout, c’est un euphémisme) et qui doit passer 3 mois (moins 6 semaines couvertes par la préventive) en prison pour avoir eu le courage d’être lui-même face à un individu 2 fois plus grand et deux fois plus gros que lui. Lui-même, c'est-à-dire con.

Le problème n’est pas de savoir si ce qu’il a fait est répréhensible. Le problème est de savoir si ce qu’il a fait mérite 6 mois de prison dont 3 fermes.

 

L’histoire : Le 9 juillet, Christophe Badouard, électricien au chômage de 26 ans, veut aller faire des courses. Il prend donc sa voiture et, en se dirigeant vers le supermarché, il traverse un petit village : Meulan (dans les Yvelines). Là, il roule un peu vite et frôle deux cyclistes. Arrivé au feu rouge, il s’arrête, et le cycliste homme arrive à sa hauteur et tape à la vitre pour avoir des explications. Le couple de cyclistes étant le couple Douillet (oui, David Douillet, le gros qui dit qu’il faut donner des sous aux Chirac), on peut imaginer la peur de notre électricien. Pas du tout : la vitre baissée, il attrape David Douillet (alors qu’il y a une différence de gabarit nous dit Libération) et lui hurle, avant de redémarrer :

« Je vais vous buter, je vais vous fendre le crâne, t'as l'air d'un con sur ton vélo. » On imagine bien ce type à la Michel Blanc, un peu pathétique mais quand même drôle, en train de prendre Douillet par le col et de lui dire « je vais vous buter ».

David Douillet, qui a l’air de prendre la menace très au sérieux, relève le numéro d’immatriculation et téléphone à la police. Laquelle met un quart d’heure pour intervenir, prend le dangereux individu en chasse (celui-ci n’obtempère d’ailleurs pas, il déclare à l’audience que la musique l’a empêchée d’entendre) et l’arrête.

 

Christophe Badouard est paranoïaque. Pas comme dans les blagues, non, un vrai, un qu’il faut soigner. Mais évidemment, dans une société où le droit est quasiment directement tiré des préceptes bibliques (l’homme est toujours libre de choisir le bien ou le mal etc…), cet homme ira en taule. Alors qu’il aurait besoin d’être soigné. La prochaine étape, sur le chemin de la rédemption par la prison, ce sera l’envoi des cancéreux et des sidaïques en taule.

Prenons un gars qui a fumé 3 paquets de gitanes maïs par jour pendant 30 ans (oui, il a commencé à 20 ans, en sachant combien les gitanes maïs attirent les filles). Ce gars est atteint d’un cancer des poumons (oui, bizarrement). Ce gars a eu un comportement qui a favorisé l’apparition de cette maladie. Alors que notre électricien n’a rien fait qui a favorisé sa maladie.

 

Et de la même façon qu’il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade, il vaut mieux s’appeler David Douillet et faire du vélo que Christophe Badouard et être paranoïaque. En plus, un quart d’heures pour des insultes… Y’a pas à dire, y’a une justice en France…

 

Une putain de justice…

 

Matthieu

Mercredi 31 août 2005

Bonjour les amis ? Vous allez bien ? Moi oui, j’ai repris le boulot à l’usine, mais c’est pas grave, j’ai retrouvé les copains et les copines de l’usine, Michel, Josy et les autres ! Bon, alors je vous racontais mes vacances la semaine dernière, mais j’avais pas fini. Alors je vous raconte la suite aujourd’hui :

 

Donc au club, y’avait des soirées. Bon, la soirée paëlla, c’était normal, avec une paëlla et des chanteuses et danseuses et tout. Bon, c’était pas terrible terrible, mais on a bien rigolé avec ce con de Francis, Claudine, la grosse et moi, parce qu’on se foutait de la gueule des danseuses qui avaient de la cellulite. Bon, en fait, ça s’est bien passé jusqu’au moment où y’en a une qui a éclaté en sanglot au milieu de sa danse… Je crois qu’on a parlé trop fort, et c’est peut être pour ça que le gérant il nous a fait un peu la gueule jusqu’à la fin du truc. Mais comme ça s’est passé le jeudi et qu’on partait le samedi, on s’en foutait un peu. On a bien rigolé quand même !

 

Sinon, avant ça, y’avait une soirée karaoké. Et c’est pas pour me vanter les amis, mais je suis le roi des soirées karaoké ! Je connais toutes les chansons de Frédéric François ! Alors je fais des ravages ! J’avais bu (ben oui, c’était les vacances), mais je voyais quand même bien comment elles me regardaient les filles (y’avait une gamine de 18 ans, elle me regardait avec un grand sourire et un truc coquin dans les yeux… Je suis sûr que j’aurais eu que le petit doigt à lever, et j’aurais pu la fourrer la dinde…) quand je chantais « oh oh oh oh, je t’aime à l’italienne ». Geneviève, elle croyait que c’était pour elle que je chantais ça, mais moi, c’était pour Claudine hein ! Geneviève, elle est sympa, elle a payée les vacances et la bouffe et l’essence et tout, mais l’autre est quand même mieux foutue !

 

Puis on a aussi raconté des blagues ! Je leur ai dit aux autres que j’avais un site internet et tout, un truc avec pleins de gens qui me disent que je suis drôle et que je suis un mec génial et qu’elles aimeraient bien coucher avec moi (bon ça les amis, c’est vrai que personne me l’a encore dit, mais c’est le moment ! Je suis libre les filles, vous avez qu’un mot à dire et je largue la grosse pour venir avec vous !), mais j’ai pas voulu donner l’adresse, parce que si Francis il sait que j’ai ramoné sa femme, il risquerait de faire la gueule. Alors la blague à Francis :

C’est le directeur d’un collège qui téléphone à un type :
- Monsieur, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous dire, et ça concerne votre fils.
Alors le type dit :
- Ah bon ? Mais c’est pas grave au moins ?
- Bon, je commence par la mauvaise : votre fils est pédé comme un phoque.
- Ah ben non, c’est pas possible ! Et c’est quoi la bonne nouvelle ?
- Il a été élu miss collège de l’année !

 

Ils sont cons ces pédés, hein les amis ?

 

Roger

Mardi 30 août 2005

Je trouve le système des pétitions d’un ridicule consommé : on signe un bout de papier, et on rentre chez soi, la conscience tranquille et le sentiment du devoir accompli. Pendant que des phoques continuent de se faire massacrer, que des journalistes sont toujours emprisonnés, que des noirs continuent à mourir de différentes conneries, et que des gens meurent de faim. Mais le papier est signé, c’est l’essentiel.

 

Je viens de trouver la pétition à la mode (oui, parce que c’est in les pétitions) : www.2005plusdexcuses.org

De quoi s’agit-il ? De dire aux gouvernements que la faim dans le monde c’est mal, que le manque d’accès à l’éducation c’est caca boudin, que les pays pauvres c’est bien triste ma brave dame mettez moi deux filets de poulet en plus j’ai le chat de la voisine à nourrir. En fait, il faut signer pour dire à Jacques Chirac, qu’il faut respecter les engagements pris en 2000 et le dire aux Nations Unies…

Des extraits :

- le système commercial et financier actuel favorise l’enrichissement des pays et des populations les plus riches au détriment des plus pauvres. Cette situation est inacceptable.

- [les choses changeront] en cessant dès à présent les pratiques de dumping et en permettant aux pays en développement de protéger leurs agricultures.

- [les choses changeront] en abrogeant les paradis fiscaux et en levant le secret bancaire 

 

Et qui sont les dangereux gauchistes qui ont signé cette pétition ?

Tout d’abord, Laetitia Casta… Elle est même sur la banderole du site. J’ai besoin d’aide là : Laetitia Casta, c’est bien cette fille d’origine corse qui vit à Londres et qui ne paie pas d’impôts en France, c’est bien ça ?

On a aussi Luc Besson… Luc Besson qui critique « le système commercial et financier actuel »… Comme s’il faisait des films art&essai… Est-ce que quelqu’un peut me rappeler ce qu’est un tartuffe ?

On continue avec Didier Deschamps… Le type qui est entraîneur de l’équipe de foot de Monaco… Mais si, Monaco, le paradis fiscal avec un système de blanchiment d’argent assez au point !

 Ensuite ? Patrick Vieira, footballeur, transféré de Arsenal à la Juventus de Turin pour un montant de 20.000.000 euros, avec un salaire annuel de 2,5 millions d’euros…

Julie Zenatti fait aussi partie de la liste, une chanteuse canadienne à voix et à nichons…

Et on finit par Zazie, qui, le jour où les associations de défense des caniches nains hydrocéphales auront besoin d’un porte-drapeau, composera une « chanson » en l’honneur des canins handicapées.

 

Dans cette liste de personnes qui dénonce le système, on trouve des gens qui ne vivent que du système… C’est dur la prise de conscience chez les riches quand même…

 

Matthieu

Lundi 29 août 2005
[aujourd'hui, j'ai simplement repris les trois dernières notes que j'ai mises bout à bout; c'est plus facile à lire maintenant]

J’ai rencontré Lily, j’étais en pleine phase arrêt de la vodka. J’ai pas dit l’alcool, faut pas déconner, je carburais toujours au rouge et à la bière, mais j’avais décidé d’arrêter la Seagram. Comme ça quoi, parce que les gueules de bois à la vodka c’est atroce t’as pas idée. Une douleur à s’arracher les couilles.

 

Je créchais dans un motel merdique près de Saint Louis, avec un type qui parlait pas un mot d’anglais à l’accueil. En fait, il parlait pas un mot d’étranger non plus, ce type était muet comme la chatte d’une vieille fille. Mais d’un autre côté, il était pas chiant non plus, il gueulait pas quand ça m’arrivait de gerber dans l’escalier ni rien. Il se contentait de hocher la tête quand je lui filais le loyer. Bizarrement, depuis que je me trouvais dans cet hôtel, pas un seul problème de fric. Je me démerdais toujours pour trouver le blé nécessaire aux trois fonctions vitales de l’homme : avoir un toit, avoir à boire, et baiser. Pour le toit, l’hôtel était pas terrible mais il était potable. Pour la boisson, pareil. Et pour la baise, je baisais un peu qui je pouvais. Mais quand t’as à boire chez toi, t’arrives toujours à ramener une ou deux filles en manque. Souvent, elles sont pas terribles, mais elles ont un trou là où il faut et elles mettent du cœur à l’ouvrage quand elles sucent. Et moi, ça me suffisait.

 

Un matin, ça faisait pas une semaine que j’étais là,  j’étais encore au pieu avec une Anny, une pauvre fille qui carburait au gros rouge, et qui m’avais dit alors qu’on était dans le lit :

- Tu sais, j’ai deux gosses dans le Mississipi, et ils sont pas si nuls que ça, ils font des études.

- Je m’en fout de tes chiards. tu veux que je t’encule ?

- Quoi ? qu’elle me répond

- TOURNE TOI !

Elle avait obtempéré, et la suite s’était très bien passée. Elle avait joui, j’avais joui (c’était pas le meilleur coup de ma vie mais elle se débrouillait pas si mal que ça Anny), bref, dieu pouvait bien exister après tout.

Donc, on dormait encore (moi je cuvais plutôt, l’autre je sais pas) quand une énorme Négresse est rentrée dans la chambre sans frapper.

J’ai gueulé :

- CA VA PAS ? J’AI PAYE MON LOYER MOI, VOUS POUVEZ PAS ENTRER COMME CA BORDEL !

Ca a pas déconcentré la mamma (plus je la regardais, plus je la trouvais grosse, c’était pas possible) qui m’a regardé et a dit :

- Aujourd’hui c’est jour de ménage alors tu bouges ton petit cul de blanc ! En plus mon mignon, t’as gerbé dans tous les endroits que le bon dieu peut bénir dans cet hôtel, alors tu vas pas me faire ton numéro de vierge effarouchée ok ? Alors t’es gentil, tu te tires avec la pétasse qui a plus de poils sur la chatte que y’a de saints au paradis et tu reviens quand j’ai terminé d’accord ?

Le coup de la pétasse qui a plus de poils sur la chatte que y’a de saints au paradis, ça a fait gueuler Anny, qui s’est mise à insulter la mamma nègre, à lui dire qu’elle voulait pas entendre un mot d’une grosse pas nette qui avait dû sucer Cléopâtre à voir son âge… La négresse a pris son balais, elle a cogné Anny qui a fini par dégager en gueulant avec sa robe sous le bras pour aller s’habiller je sais pas où.

 

C’est con, c’était un bon coup Anny, pas le meilleur de ma vie, mais une sacrée suceuse quand même…

 

Anny partie, je suis resté seul avec la grosse Négresse. Je lui ai demandé d’arrêter de me casser les couilles avec son ménage, de me laisser pioncer, en plus, j’avais envie de vomir, merde !

Je suis allé vomir aux chiottes (l’ivresse passée, je sais me tenir devant les dames, fussent-elles des femmes de couleur obèses). C’est en revenant que je me suis aperçu que j’étais en caleçon devant elle, et que faute de bouton, mon caleçon baillait sur mon engin.

Je me suis rassis, j’ai demandé à la mamma de s’asseoir, elle l’a fait, puis je lui ai demandé de me raconter pour quelles putains de mauvaises raisons elle se trouvait ici à faire les chambres avec un type qui disait pas un foutu mot de la sainte journée à l’entrée.

 

Elle m’a raconté qu’elle était africaine, somalienne ou une connerie comme ça. Elle avait débarqué directement ici, à Saint Louis. J’ai pas trop voulu demander des détails parce que elle s’était assise et que j’avais une vue plongeante sur ces loches. Elle avait des loches parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir depuis ma naissance.

Quand j’ai repris le court de l’histoire (après la pause nibards), elle m’a raconté qu’une bonne femme blanche lui avait dit qu’elle était pas mal et qu’elle pourrait travailler pour elle si elle voulait. Le gîte et le couvert contre le tapin. Lily – parce que ma grosse noire s’appelait Lily – a pas trouvé l’échange mauvais et elle a dit oui en attendant mieux. Elle savait pas trop ce que ce serait mieux, mais en attendant elle avait un toit et de la bouffe mieux que si elle avait été obligée de bosser comme une conne.

 

En plus, elle s’est rapidement faite une jolie réputation Lily, parce que elle avait une particularité : elle avait le con très étroit. Elle arrivait à faire jouir les mecs plus vite et plus fort que n’importe quelle autre pute. Elle a amassé un joli magot comme ça. A 15 dollars la passe, tu m’étonnes. Mais c’est pas une vie de baiser pour du fric et de sucer des bites au kilomètre pour 5 dollars. Alors elle a décidé que le prochain mec sympa qui venait, elle se maquait avec.

 

Et c’est le type de l’accueil de l’hôtel, qui dit pas un mot, qui est venu se faire pomper pour 5 dollars. Et Lily, elle le trouvait sympa ce type, pas chiant et bien propre sur lui avec un slip pas taché de merde. Alors elle l’a choisi. Lui était d’accord bien sûr, et c’est comme ça qu’elle est devenue femme de chambre dans ce motel pourri de Saint Louis.

 

Mais Lily elle était plutôt portée sur le cul, et son bonhomme un peu moins. Elle m’a dit qu’elle était restée fidèle depuis qu’elle avait arrêté le tapin, mais que là, la chatte lui démangeait. J’ai pas voulu la contrarier, en plus je voulais tester sa chatte, savoir si elle était aussi étroite que ça après les années de tapin, et on a baisé. Je lui ai sucé les tétons, des gros tétons ronds d’un diamètre d’un demi-dollar, puis je l’ai enfilée… Putain, quelle chatte ! C’est vrai qu’elle était très étroite, étroite comme j’avais jamais connu…

 

Quand on a eu fini, Lily a repris son balais et sa serpillière, et moi je suis allé « chez Jojo le roi du hamburger », un bar qui se trouvait à côté du motel pour m’enfiler quelques bières. Au retour, je me suis arrêté à l’épicerie pour acheter une caisse de bouteilles de vin, et je suis rentré dans ma chambre pour boire.

 

Les jours qui ont suivi, Lily venait faire le ménage tous les jours dans la piaule. En fait, le ménage était pas trop compliqué, vu que je faisais gaffe de gerber dans les chiottes, et on avait du temps pour baiser…

 

Lily, c’était tellement un bon coup, que je voulais l’emmener. Où, je sais pas. On aurait toujours trouvé une piaule et des bouteilles, c’était pas ça le problème. Non, le truc c’est que depuis qu’elle était sortie du tapin, Lily c’était une femme bien, pas une pour un vieil ivrogne comme moi. Et ça m’aurait fait crevé qu’elle retourne sucer des bites pour 5 dollars à cause de moi et de mes foutues bouteilles. Elle a eu raison, elle a préféré rester avec son nègre, à s’faire baiser une fois la semaine par un type plutôt clean. Et quand je suis parti du motel de Lily, je lui ai laissé un petit poème. Je sais pas ce qu’elle en a fait.

 

J’espère qu’elle l’a jetée, et qu’elle se souvient plus d’un vieil alcoolo qui l’a baisée dans une chambre de motel, du côté de Saint Louis. Parce qu’il n’y a rien à regretter maintenant que je suis dans un hôtel de Détroit avec des putains de cafards qui me courent dessus la nuit, un caisse de bouteilles presque vide près du lit, et une pauvre vieille pute qui a plus ses dents mais qui pompe encore bien à côté de moi…

 

Lily

 

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Saint Louis


Elle croyait que c’était la vie Lily
Vider les poubelles du motel Lily
Mais un jour une vieille femme blanche
Lui dit « t’as un sacré coup de hanches 
De quoi faire vibrer bien des manches »


Alors elle a tapiné Lily
Des milliers d’hommes dans son lit Lily
Puis un beau jour elle s’est maquée
Avec un nègre un peu cinglé
Gardien d’un motel de Saint Louis


Elle a cessé de tapiner Lily
Elle avait plus b’ soin pour manger Lily
Avec son boulot d’ femme de chambre
Et puis son mec avec son membre
Qui ram’ nait sa paie les samedi


Malgré tout c’temps à s’faire baiser Lily
Elle avait le con très serré Lily
C’était le con le plus étroit
De tout l’Etat de l’Illinois
Et de tout’ la ville de Saint Louis


Elle trouvait que c’était dommage Lily
Ce con qui n’ recevait qu’un seul hommage Lily
Celui de son homme un peu fou
Avec juste sa paie à deux sous
De gardien d’hôtel à Saint Louis


Elle a essayé un client Lily
Bien sûr un client du motel Lily
Bien sûr elle avait engraissé
C’était maint’nant une grosse bronzée
Mais toujours le con très serré

 
Bien sûr ce client c’était moi, Lily
Elle m’a fait jouir par trois fois, Lily
Avec ses cent vingt-trois kilos
Mais moi j’étais pas un nabot
Et ell’ avait l’ con si étroit


J’aurais bien voulu l’emmener Lily
Mais elle elle voulait pas quitter, Lily
Son nègre muet comme un requin
Qui l’avait sorti du tapin

Pour un p’tit motel de Saint Louis

Puis moi j’avais pas un radis Lily
Puis moi j’avais le foie détruit Lily
J’aurais pas eu de quoi lui offrir
Un tout petit truc pour couvrir
Son tout petit con si étroit


On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Saint Louis

 

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : Nouvelles
Dimanche 28 août 2005

La première partie est ici

La seconde partie est ici

 

Lily, c’était tellement un bon coup, que je voulais l’emmener. Où, je sais pas. On aurait toujours trouvé une piaule et des bouteilles, c’était pas ça le problème. Non, le truc c’est que depuis qu’elle était sortie du tapin, Lily c’était une femme bien, pas une pour un vieil ivrogne comme moi. Et ça m’aurait fait crevé qu’elle retourne sucer des bites pour 5 dollars à cause de moi et de mes foutues bouteilles. Elle a eu raison, elle a préféré rester avec son nègre, à s’faire baiser une fois la semaine par un type plutôt clean. Et quand je suis parti du motel de Lily, je lui ai laissé un petit poème. Je sais pas ce qu’elle en a fait.

 

J’espère qu’elle l’a jetée, et qu’elle se souvient plus d’un vieil alcoolo qui l’a baisée dans une chambre de motel, du côté de Saint Louis. Parce qu’il n’y a rien à regretter maintenant que je suis dans un hôtel de Détroit avec des putains de cafards qui me courent dessus la nuit, un caisse de bouteilles presque vide près du lit, et une pauvre vieille pute qui a plus ses dents mais qui pompe encore bien à côté de moi…

 

Lily

 

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Saint Louis


Elle croyait que c’était la vie Lily
Vider les poubelles du motel Lily
Mais un jour une vieille femme blanche
Lui dit « t’as un sacré coup de hanches 
De quoi faire vibrer bien des manches »


Alors elle a tapiné Lily
Des milliers d’hommes dans son lit Lily
Puis un beau jour elle s’est maquée
Avec un nègre un peu cinglé
Gardien d’un motel de Saint Louis


Elle a cessé de tapiner Lily
Elle avait plus b’ soin pour manger Lily
Avec son boulot d’ femme de chambre
Et puis son mec avec son membre
Qui ram’ nait sa paie les samedi


Malgré tout c’temps à s’faire baiser Lily
Elle avait le con très serré Lily
C’était le con le plus étroit
De tout l’Etat de l’Illinois
Et de tout’ la ville de Saint Louis


Elle trouvait que c’était dommage Lily
Ce con qui n’ recevait qu’un seul hommage Lily
Celui de son homme un peu fou
Avec juste sa paie à deux sous
De gardien d’hôtel à Saint Louis


Elle a essayé un client Lily
Bien sûr un client du motel Lily
Bien sûr elle avait engraissé
C’était maint’nant une grosse bronzée
Mais toujours le con très serré

 
Bien sûr ce client c’était moi, Lily
Elle m’a fait jouir par trois fois, Lily
Avec ses cent vingt-trois kilos
Mais moi j’étais pas un nabot
Et ell’ avait l’ con si étroit


J’aurais bien voulu l’emmener Lily
Mais elle elle voulait pas quitter, Lily
Son nègre muet comme un requin
Qui l’avait sorti du tapin
Pour un p’tit motel de Saint Louis

Puis moi j’avais pas un radis Lily
Puis moi j’avais le foie détruit Lily
J’aurais pas eu de quoi lui offrir
Un tout petit truc pour couvrir
Son tout petit con si étroit


On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Saint Louis

 

Matthieu

 
par Matthieu C. publié dans : critiquons
 

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