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JE M'EMPRESSE DE RIRE DE TOUT DE PEUR D'ETRE OBLIGE D'EN PLEURER

 

Vendredi 1 octobre 2004

Jean-Claude Brialy et Catherine Allégret vont chacun sortir un livre. Celui de Catherine Allégret concernera sa relation avec Montand, celui de Brialy évoquera Montand et d’autres (d’après ce que j’en ai compris).

Il y a quelque chose de gênant chez Jean-Claude Brialy, qui, dans son livre, va faire des révélations sur les expériences homosexuelles de Montand dans sa jeunesse. Ouah! Le scoop! Montand était jeune dans les années 30, donc, c’est quand même du sensationnel que va nous livrer Brialy.

Pour évacuer Brialy, disons seulement que plus personne ne s’intéresse à lui, et qu’il serait prêt à coucher avec des femmes pour faire parler de lui (c’est dire). Donc, son livre, tout comme lui, ça sera un interminable bla-bla autour de sa personne, n’en doutons pas.

Mais il y a quelque chose de gênant aussi dans l’attitude de Catherine Allégret. Bon, ok, Yves Montand a abusé d’elle alors qu’elle avait 5 ans et a tenté de la violer alors qu’elle était majeur.

Elle a donc des choses à dire.

Mais, Catherine Allégret, avant, elle était actrice. Maintenant, elle est tenancière de bar dans Navarro. Si elle continue à progresser comme ça, elle finira témoin anonyme chez Delarue ! Alors, on se dit qu’elle parle parce qu’elle a la redevance télé à payer, et qu’en plus, elle a plus que des raviolis en boîte de chez Liddle à manger. Il faut que son livre se vende, quitte à faire un énorme tapage autour. Ainsi, elle sera l’invité de Mireille Dumas, à qui elle se confira en tête à tête pendant plus d’une demi-heure (une demi-heure en tête à tête avec Mireille Dumas, moi, c’est mon deuxième pire cauchemar, juste derrière "mon dentiste est Francis Heaulme").

Le truc le plus gênant, c’est que le déballage de Catherine Allégret intervient très peu de temps après celui de son fils Benjamin Castaldi, qui avait lui même passé une demi-heure en tête à tête avec Mireille Dumas. Comme ça avait marché avec le fils, y’a pas de raison que ça ne marche pas avec la mère. Si ça continue, on va faire écrire un livre à Jean-Pierre Castaldi, sur les rapports qu’il a eu avec Yves Montand. Mais bon, y’a assez peu de risque, il faudrait d’abord que Castaldi père apprenne à lire. D’un autre côté, si le fils a réussi...

Yves Montand est peut-être ce type infect qui a violé Catherine Allégret et martyrisé son entourage. Il a peut-être infligé des blessures terribles à Catherine Allégret (et quand on la voit, on ne peut douter une seule minute qu’elle a des blessures terribles).

Mais le seul moyen, pour Catherine Allégret, de guérir ces blessures, est-ce réellement de ramasser un maximum de pognon? Est-ce la seule thérapie envisageable ?

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : critiquons
Jeudi 30 septembre 2004

Dans la série « je me fout de votre gueule », une mention spéciale aujourd’hui à Christian Poncelet, le vieillard président du Sénat.

Ledit Poncelet a déclaré que (attention c’est énorme) contester l’élection de Charles Pasqua au Sénat est « faire injure au suffrage universel ». Il ne lui vient pas à l’idée que c’est l’élection de Pasqua qui est une injure. Pasqua, c’est un type qui a plus de casseroles (au cul) que tous les quincailliers des Hauts-de-Seine réunis. Il court les élections (il était là aux européennes) pour bénéficier d’une immunité parlementaire, et il n’inspire désormais pas plus de crainte qu’un chihuahua anesthésié.

 

Donc, il faut prendre, d’après Poncelet, l’élection du vendeur de pastis au sérieux.

D’ailleurs, pour nous montrer à quel point c’est sérieux, Poncelet ajoute que les grands électeurs sont « des gens qui connaissent la chose publique » et « ont l’habitude des responsabilités ».

 

Un mot sur les grands électeurs : parmi les grands électeurs, on trouve des conseillers municipaux. Ainsi, au bureau, nous avons deux grands électeurs : Le conseiller municipal socialiste (celui qui veut tuer les arabes) et une espèce de dinde qui est à elle seule une « injure au suffrage universelle ». Je vais donc vous dire quelques mots sur Martine (oui, il y a une Martine dans chaque bureau, mais la notre est quand même dans le peloton de tête) : Nous avons un logiciel doté d’un mot de passe qu’il faut changer régulièrement. Pour arriver à se souvenir de ce mot de passe confidentiel (que Martine note sur l’écran de son ordinateur pour pas l’oublier – ben oui, elle peut pas mobiliser son neurone à temps plein pour un mot de passe), le mot choisi est TOUJOURS une ville. Et cette fois-ci, c’est tombé sur MACON. Et Martine, qui fait quand même parti du corps des grands électeurs de la Nation, a demandé :

- Macon, avec ou sans cédille ?

Je me suis mordu la lèvre jusqu’au sang pour ne pas répondre :

- Sans cédille, comme dans « pauvre conne », tu arriveras à te rappeler ?

Cette femme, le jour où y’aura le championnat du monde des connes, j’sais pas si elle gagnera, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle sera médaillée !

 

Pour en finir avec Poncelet, pour nous montrer à quel point le Sénat, c’est un truc sérieux, il a déclaré qu’il était « contraint » de faire un troisième mandat à la présidence de cette institution pour vieillards grabataires et séniles (alors qu’il s’était engagé à n’en faire que deux) afin de finir de « grandes réformes ».

De grandes réformes au sénat… J’ai un peu de mal à y croire. Mais, en même temps, si on admet que l’élection de Pasqua est une chose bénéfique pour la démocratie, on peut bien croire que Poncelet va réformer le Sénat (il a quand même 76 ans, c’est l’âge pour commencer des réformes fondamentales), et que Martine a un cerveau...

Ah non ; ça, je vous jure qu’on ne peut pas le croire.

 

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : critiquons
Mercredi 29 septembre 2004
Le directeur d’un journal satirique polonais est poursuivi pour « offense au pape Jean-Paul 2 », pour un article intitulé « un sado-masochiste ambulant ». Dans cet article, il parlait de Jean-Paul 2 comme d’un « vieillard déclinant » et d’une « divinité sénile ».

Procès à partir du 3 novembre.

A mon avis, ce journaliste aurait plutôt être dû poursuivi pour « divulgation de secret d’Etat » qu’autre chose, tant le pantin de dieu (?) offre une dernière danse ridicule et pour lui et pour la religion qu’il représente.

 

Ainsi, sa dernière déclaration : le tremblotant du Vatican a appelé à « combattre le SIDA par la chasteté et une sexualité correcte ». C’est amusant de voir qu’un type qui porte une robe blanche que n’aurait pas reniée Jean-Paul Gauthier et qui est supposé n’avoir jamais commis le péché de chair nous parle de sexualité aussi souvent. Il pense qu’à ça c’est pas possible !

En même temps, il est vieux, abîmé de partout, il va bientôt mourir (ben oui, depuis le temps qu’on nous l’annonce) et il se rend compte qu’il n’a jamais connu les joies du sexe. Alors, il est aigri, et comme il en veut à la terre entière (ben oui, 80 et quelques années, c’est trop tard maintenant), il appelle la mort sur les autres !

 

Parce que que le pape soit contre le préservatif, personnellement, je m’en fou un peu. Ca me fait le même effet que si Bernadette Chirac annonçait, à une heure de grande écoute, son intention de se faire refaire la poitrine pour arriver au 105 F dont elle a toujours rêvé. Donc, le pape fait ce qu’il veut. Mais qu’il annonce qu’il faut l’écouter et suivre ses conseils, c’est plutôt criminel. Imaginez que des prêtres en Afrique décident de suivre ce que dit le pape ! Pas de préservatif dans les dispensaires, et hop ! des contaminations, avec les difficultés d’accès aux soins que l’on sait.

 

En plus, « combattre le SIDA par la chasteté »… La pape il sait pas que des fois des gens ont des relations sexuelles sans le vouloir ? Que dans certains couples la femme n’a pas son mot à dire sur la fréquence des rapports ? Même quand son mari trempe son biscuit à droite et à gauche ? Le préservatif, c’est quelquefois la dernière chance de sauver une vie. Mais l’empaillé plein aux as l’ignore. Bon, on le comprend, ça se passe dans le monde. Lui est au dessus de tout ça.

Et puis, une sexualité correcte, ça veut dire quoi ? Il croit qu’il est correct lui, à se trimballer dans sa voiture blindée au milieu des gens qui meurent de faim ?

En même temps, la forme de sexualité du pape est correcte, c’est sûr. Vu que pour lui, la sexualité, c’est quand il va faire pipi (ben oui, avec la maladie de Parkinson qui le ronge, il doit s’amuser le pape à la pissotière du Vatican). Uriner, c’est d’ailleurs le dernier plaisir qui lui reste.

Non, ce qui me tue, c’est quand même que le pape parle de sexe. Est-ce qu’on a déjà entendu Ben Laden parler de saucisson à l’ail ? Vous imaginez qu’un Ayatollah lance une fatswa sur les saucisses de Montbéliard qu’on met dans la choucroute ? Ce serait ridicule.

 

Mais le ridicule ne tue pas les papes, sinon, il y a bien longtemps qu’on aurait enterré le regrettable Jean-Paul 2.

 

Matthieu

Mardi 28 septembre 2004
 

Une dépêche de l’AFP datée du vendredi 24 septembre nous révèle qu’un jeune homme ne pourra pas entrer dans la gendarmerie car il n’a « qu’un seul testicule visible ».

Il a réussi aux tests, a passé trois visites médicales, mais a été recalé à la 4ème à cause de la non descente du 2ème testicule.

Il s’appelle William ZAPATA et sa photo est ici.

Oui, parce que ce garçon a décidé de donner son identité et sa photo, pour qu’on soit sûr de le reconnaître dans la rue. Il veut son quart d’heure Warrol, il l’aura. Certains passent à Star Académy, d’autres à l’île de la tentation, lui décide de déclarer à une agence de presse (l’AFP en l’occurrence) qu’il n’a qu’un testicule. Il se prépare des lendemains qui chantent ce garçon.

 

Parce qu’il existe deux possibilités maintenant (il vient de faire un recours devant Michelle Alliot-Marie, qui n’a pas peur des gens n’ayant qu’un testicule, n’étant elle-même dotée que d’un demi-cerveau) :

 

1- Ce gars est finalement intégré dans la gendarmerie. Et son histoire de testicule, inscrite dans son dossier pour justifier le retard de son incorporation, le suivra toute sa vie. En plus, ses collègues risquent de ne pas lui faire de cadeaux. Par exemple :

« Eh les gars, vous savez, un jour, William était au volant de sa voiture, et son gosse lui dit :

- Papa, pourquoi j’ai qu’une jambe ?

- Oh, ta gueule, arrête de me casser la couille ! »

Et là, tous les gendarmes de la caserne partiront dans un rire gras, qui fera rougir ce pauvre William ZAPATA.

En plus, ce gars sera peut-être amené à effectuer des contrôles routiers. Et là, il en bavera quand les gens lui tendront leur papier avec un petit sourire en coin et un regard vers son entrejambe (ben oui, on a les vengeances qu’on peut).

 

2- Ce gars ne sera pas prit dans la gendarmerie. Et il faudra qu’il justifie d’un trou d’une année sur son CV :

- Qu’est-ce qui s’est passé pendant cette année où vous n’avez rien fait ?

- Ben… j’étais en attente d’une place dans la gendarmerie, mais ils m’ont pas prit parce que je n’ai qu’un testicule.

- OK. Bon, si on vous embauche, vous ne viendrez qu’à 9 heures le matin.

- Non, je veux le même traitement que tout le monde moi !

- Non non, c’est bon. Le matin, quand on arrive à 8 heures, on va à la machine à café et on se gratte les couilles jusqu’à 10 heures !!!

 

C’est vrai, ces blagues ne sont pas de très bon goût. Mais quelle idée a eu William ZAPATA de déclarer à l’AFP qu’il n’avait qu’un testicule ? Il réglait son affaire en privé, et personne n’aurait su de quelle infirmité était affublé ce pauvre garçon. Au lieu de ça, il en fait profiter la France entière.

 

Pour son recours (oui, il va aussi faire un recours devant le tribunal administratif), il a dû prendre un avocat. Et comme personne n'est aussi bien placé qu'une tête de noeud pour parler de couilles, il a choisi Gilbert Collard.

 

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : critiquons
Dimanche 26 septembre 2004

Je vous parlais la semaine dernière d’une pub pour le gel intime Roger Cavaillès. Et ben, cette semaine, j’ai trouvé encore plus con : c’est bien simple, je ne me souviens pas avoir jamais vu de pub atteindre un tel niveau de stupidité.

Je la raconte pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu.

 

Ca se passe dans un avion. Une femme d’une quarantaine d’années va dans les toilettes se faire un shampoing. Se faire un shampoing lui procure une jouissance orgasmique aussi décalée que bruyante. En revenant s’asseoir, une femme de 70 ans lui demande, alors que son mari est à côté, si elle aussi peut avoir de ce shampoing.

Fin de la pub.

 

Alors d’abord, je ne sais pas si vous voyez comment est fait un avion, mais c’est quand même un petit peu plus grand qu’un bus scolaire transportant des enfants et Gérard Klein, tous heureux d’aller visiter le tombeau du dernier bouilleur de crû de Soultz-sous-forêt. Malgré cela, on entend les cris de la fille dans tout l’avion, et ça ne semble déranger personne. Pourtant, tous les petits vieux dans l’avion avaient monté le sonotone au maximum pour bien entendre le film diffusé ce jour-là : « l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». Ben oui, les vieux voulaient entendre les murmures. Et, au milieu du film, lors d’une scène particulièrement poignante où l’homme s’approche tendrement de son cheval, ils entendent l’autre folle hurler : « oh oui, encore, c’est bon ». C’est tout juste si on l’entend pas crier « oh, mince, j’en ai plein les yeux maintenant ».

Mais les petits vieux ne bronchent pas. Personne ne bronche d’ailleurs. L’hôtesse de l’air ne montre pas le bout de son cul. Pourtant, elle a eu droit à une formation sur Al Quaïda, le terrorisme, les chaussures explosives et tout, mais elle bouge pas. Et l’autre hurle à n’en plus pouvoir. Même Brigitte Lahaye au sommet de sa carrière n’a pas hurlé aussi fort. L’hôtesse ne va même pas demander : « tout va bien madame Garcia ? » à la passagère qui se fait un shampoing.

Et puis eh, quand même, aller se faire un shampoing dans les toilettes d’un avion… Et en plus atteindre l’orgasme en se faisant un shampoing, y’a quand même un malaise non ? L’hôtesse de l’air aurait pu intervenir « tout va bien madame Garcia, ne vous inquiétez pas, les infirmiers vont s’occuper de vous. On va vous mettre une jolie chemise blanche avec les manches qui se ferment dans le dos, et tout ira bien ». Au lieu de quoi, l’autre, une fois qu’elle a fini de se rincer, revient à sa place sans qu’on ait aperçu l’hôtesse de l’air. Et la petite vieille qui demande de ce shampoing.

 

Celui qui me fait le plus de peine, c’est le type qui joue son mari, et qui est assis à  côté d’elle. Déjà, il doit pas avoir une grosse retraite pour accepter un spot comme ça. Il doit pas toucher plus que le minimum vieillesse, et on imagine que ses copains du club de belote ont été secrètement jaloux qu’il fasse ce spot. Mais quand ils auront vu le spot, la vie du petit vieux va se transformer en calvaire :

- Alors p’tite bite, madame a besoin de shampoing ?

- Je vais aller lui en faire un shampoing à ta femme moi !

Pauvre petit vieux.

Vous voyez, moi, cette pub, elle me fait hurler.

 

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : la télé
 

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