WWW.CESTLEMIEN.OVER-BLOG.COM

JE M'EMPRESSE DE RIRE DE TOUT DE PEUR D'ETRE OBLIGE D'EN PLEURER

 

Dimanche 31 octobre 2004
Drame de la violence familiale. Un enfant battu, brimé se révolte et tue sa famille. Cette histoire, vous le savez maintenant (ben oui, on ne parle que de ça au journal télévisé) c'est celle de Pierre, 14 ans, qui a tué son père, sa mère, son frère et sa soeur (oh oh, ça serait le bonheur a chanté Claude Francois). Bon, sa soeur n'est pas morte, mais c'est pas faute d'avoir essayé de la tuer.

Bon, ce garcon, il me fait pitié. Ben oui, un orphelin, ça émeut toujours.

En plus, il pourra même pas aller à l'enterrement de ses propres parents.

Je me pose une question: quelle sera sa vie à sa sortie de prison? Il a 14 ans, il a trucidé sa famille, il doit pas aller bien fort (psychiquement parlant), et quel sera son avenir ? Selon une collègue (non, pas Martine sur ce coup), il est malade, et donc... il faut le tuer. Selon une autre, il convient de l'émasculer.

Bon, je parlais de violence tout à l'heure. Parce que selon le journal Le Monde, Pierre a donné des explications au sujet des brimades dont il était victime. Attention, âmes sensibles s'abstenir, sa vie était un véritable calvaire: Sa mère lui donnait régulièrement des coups de mouvette (cuillère en bois) sous des prétextes futiles (il ne faisait pas son lit...), et en plus (j'ose pas l'écrire tellement c'est terrible)... elle lui a refusé 1 € pour acheter France Football. Vous vous rendez compte ! (tiens, un nouveau slogan pour ce magazine maintenant: France Football, c'est mortel) Cette marâtre lui a aussi interdit d'aller jouer au foot avec ses copains, parce qu'il avait des devoirs à terminer.

Du coup, ce garcon a décidé de faire passer sa famille de vie à trépas. En fait, juste sa mère au départ. Puis il s'est dit qu'il risquait de se faire engueuler par son père au retour de ce dernier (ben oui, le père aurait peut-être gueulé, surtout si la vieille avait succombé sur le tapis Saint Maclou payé en 10 fois sans frais hors frais de dossier et assurance facultative). Mais, prit dans le feu de l'action, il a abattu son petit frère (qui a bien dû lui refuser un bonbon une fois) et blessé sa soeur (grièvement, parce que sinon, blesser sa soeur, c'est pas un truc hyper grave non plus).

En plus, on peut même pas dire que c'est dû à la violence à la télé, ou que c'est de la faute de Counter Strike ou autre, parce que, entre les meurtre, le gosse a regardé Schrek ! Bon, d'un autre côté, je le comprends: moi aussi quand je regarde la télé, quelquefois, j'ai des envies de meurtres. Tiens, par exemple, j'ai regardé, par hasard, un reportage sur les conditions de vie au Tadjikistan. Bon, c'est un mauvais exemple, parce que pour le coup, c'est moi qui avait envie de me suicider tellement c'était chiant.

On a tous eu, à un moment ou à un autre, envie de s'échapper de la vie que l'on vivait chez ses parents. Mais de là à les zigouiller consciencieusement, y'a un pas non ?

En plus, il n'a même pas pris de l'argent pour s'enfuir. Il aurait piqué les économies familiales pour aller s'acheter une playstation, on comprendrait, mais là... Il a fait 15 bornes en vélo, puis a prévenu les gendarmes.

Les psychiatres vont devoir déterminer s'il était conscient de ses actes au moment des faits, et dans quelle mesure son âge constitue une excuse de responsabilité. Et c'est dans des moments comme ça que ça doit être flippant d'être psy.

Parce que se trouver face à un gosse qui a passé sa famille par les armes parce que sa mère lui donnait des coups de cuillère et refusait de lui donner de l'argent pour acheter France Football, ça doit faire bizarre.

Alors bon courage aux psys, et puis bonne chance à Pierre, parce que le plus dur est devant lui. Toutes ces nuits où il se réveillera après un cauchemar dans lequel il croit tuer ses parents, ça sera ça le plus dur.

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : critiquons
Samedi 30 octobre 2004
Aujourd'hui, c'était samedi. Et le samedi, dans notre beau pays, c'est jour de petites annonces. Cette semaine, les annonces de rencontre sont particulièrement intéressantes.

Je vais donc vous livrer les meilleures. Oui, enfin, les meilleures, les plus gratinées surtout. La peur de la solitude semble déchaîner la connerie.

Voici donc une espèce de mini classement.

Annonce classée n° 5:

JH, 49 ans, cél., cath., nf, simple, respect valeurs morales DFC JF ou veuve aimant vivre à la camp.

Ce type est tellement honnête et rempli de valeurs morales qu'il indique JH, alors qu'il a 49 ans. Notons également qu'il cherche une jeune fille. Ou une jeune femme. Mais surtout pas une divorcée. C'est vrai, une divorcée ne peut pas convenir à une personne de 49 ans, qui a des principes et qui se décrit comme jeune homme.

L'annonce classée n° 4 est la suivante:

Quel JF voudrait devenir la maîtresse d'un JH de 41 ans, 1,78m, 78 kg, sympa, en manque de tendresse pour relation sincère et durable.

La faute d'orthographe est d'origine. Et pour la relation sincère, ça m'a l'air plutôt mal barré vu que ce gars semble marié.

Voici l'annonce classée n° 3:

Chauffagiste 36 ans, cél., timide mais grandes qualités de coeur, un besoin d'offrir... tout simplement. Très bonne situation, romantique, sport. nat. trés généreux, rech. JF pas belle, pas obèse…

Arrivé à ce moment de l'annonce, je ne sais pas vous, mais moi, j'ai comme un doute quand au romantisme évoqué plus haut. Pour ce type de romantique, les gondoles ne sont pas à Venise mais à Auchan un samedi après-midi.

L'annonce n° 2 est l'annonce d'une pute:

Jolie F 36 ans, cél. 1Enft, ch. Bel H. Aisé médecin ou autre, style italien, famille, vu union env. photo

Il faut donc à cette femme un petit brun bourré de fric. Le reste, elle s’en fout.

AND THE WINNER IS:

H 55 ans BSTR sympa discret cultivé DFC dame 65 à 80 ans bien conservée, sensuelle et motivée.

Oui, c'est sûr, à 80 ans, elle a intérêt d'être motivée la dame. Parce qu'elle s'apprête à subir les derniers outrages de la part d'un BSTR (au fait, si quelqu'un sait ce que ça veut dire, je suis intéressé). Cette pauvre dame, qui n'a qu'une envie, regarder Combien ça coûte jusqu'à la pub puis aller se coucher va devoir enfiler une nuisette et enchaîner sur une folle nuit d'amour qui va l'épuiser, et donc lui faire rater Amour, gloire et beauté le lendemain. Imaginons le dialogue chez ce futur couple:

- Solange, je t'ai ramené une nuisette en dentelle de chez Etam lingerie.

- Encore? Mais fiche moi la paix, je regarde Pernault. J'ai pas envie de faire tes cochonneries.

- Allez, viens enfiler les bas résilles que j'ai acheté aussi.

- Oh, tu m'emmerde avec tous tes trucs, tu m'a déjà offert un... comment tu m'as dit déjà? Ah oui, un godemiché géant le mois dernier.

Ca donne des frissons quand on y pense. Parce que 80 ans, c'est l'âge qu'aura Brigitte Bardot DANS 10 ANS !!! Et le symbole de la vieillesse, Jeanne Moreau (l'ancienne actrice) est une jeunette de 76 ans, qui n’aura 80 ans que dans 4 ans !

Toutes ces pauvres femmes qui n'aspirent qu'à un repos à la "maison de retraite Les Iris - proche centre-ville & toutes commodités - aides CAF acceptées" représentent donc les fantasmes de ce pauvre homme.

La seule annonce de ce journal qui contient la vérité est celle d'un marabout-guérisseur (le professeur KABA), annonce qui déclare "100 % garanti sans fin".

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : critiquons
Vendredi 29 octobre 2004

Yasser Arafat, le type qui se baladait toujours avec une nappe provençale sur la tête est quasiment mort. Il vient se faire soigner en France, avec la même dignité que Pinochet se faisant soigner en Angleterre (je pensais avoir du mal à placer le mot « dignité » dans un post sur Arafat, j’ai réussi !). Pour ça, il a troqué sa nappe contre le bonnet de Pascal Obispo.

Le pauvre homme vit comme un reclus, et donne l’image d’un pauvre homme survivant dans une grande misère financière (il n’a que deux nappes : une noire à carreaux blancs, et une rouge à carreaux blancs, idéale pour les barbecue entre amis).

 

Mais qui était vraiment ce saint homme ?

D’abord, difficile de savoir où il est né. Sa légende personnelle veut qu’il soit né à Jérusalem (c’est vrai que côté symbolique, c’est sympa) alors qu’il n’a jamais pu prouver ce lieu de naissance, et que ses papiers d’étudiant affirmaient que Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini (vous pouvez maintenant respirer) était né au Caire, en Egypte (et là, côté symbole, ça le fait moins, forcément).

Mais c’est vrai que, dans sa famille, on a une bonne connaissance de Jérusalem, puisque son grand oncle, Amin Al Husseini, a été grand mufti de la mosquée de Jérusalem dans les années 20 et 30. C’est à ce titre qu’il a rencontré un certain Adolf Hitler, devenu un ami et un collaborateur. Tous les deux partageaient une certaine haine des juifs, ce qui a contribué à les rapprocher. Une haine que partage l’ingénieur Yasser Arafat, puisqu’il déclare, à la fin des années 60 : « Nous devons lancer une campagne soutenue de terrorisme qui minera la vie des citoyens, empêchera une immigration vers Israël et obligera les Israéliens à quitter Israël …détruira le tourisme…affaiblira l’économie en obligeant les israéliens à consacrer la majeure partie de leurs ressources à la sécurité du pays…» Un saint homme, comme on le voit.

 

En 1944, Amin A Husseini fonde la ligue arabe. Son petit neveu Yasser le rejoint à Jérusalem en 1946. Il est l’un de ses disciples les plus fervents. Il est chargé par tonton de se procurer et dŽexpédier des armes aux forces non régulières du Mufti, qui ont pour but d’éliminer toute présence non musulmane en Palestine.

 

En 1959, il décide de voler de ses propres mains et fonde le Fath, mouvement nationaliste, qui fusionne avec d'autres organes en 1964 dans l'Organisation pour la Libération de la Palestine.

L’OLP est née. Mais ses méthodes terroristes ne la rendent pas particulièrement amicale : elle est chassée de Jordanie lors du « septembre noir » puis du Liban. Côté paisible, on repassera.

 

On repassera aussi pour le côté pauvre. Un rapport du Fond Monétaire International estime à 800.000.000 $ (800 millions de dollars) le montant des sommes qu’Arafat a détourné (sa fortune personnelle étant évaluée, par Forbes, à 300.000.000 $). Sa femme Souha, qui vit à Paris, dépenserait 100.000 dollars par mois. En fait, la plupart des sommes détournées sert à financer les activités militaires des activistes palestiniens, et à maintenir ses réseaux.

 

Lors de la guerre du Golfe (la première, celle du père Bush), le leader palestinien (bon, on peut dire palestinien, Hitler était bien autrichien) a déclaré : « je suis dans la tranchée avec Saddam Hussein […] les Palestiniens entreront à Jérusalem grâce aux missiles irakiens».

 

On se rappellera que Arafat avait été donner son sang aux victimes des attentats du 11 septembre (pour effacer l’image désastreuse de son peuple dansant dans la rue et brûlant des drapeaux américains et israéliens). Si, ce jour là, il s’était lavé les mains, les américains auraient reçu  beaucoup plus de sang.

 

Enfin, Arafat souffrirait d’une « anomalie sanguine ». Pour un type qui a autant de sang sur les mains, c’est pas une maladie, c’est un programme. 

 

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : critiquons
Jeudi 28 octobre 2004
 

Elle était assise là. Là où on lui avait dit. Depuis longtemps, elle avait appris à être docile. Mais que faisait-elle là, se demanda-t-elle soudain ? Elle attendait de rentrer sur le plateau, après être passée au maquillage. Ce plateau, symbole de tous ses rêves, de ses espoirs. Et voilà qu’en ce jour, la télé s’ouvrait à elle.

 

Elle avait grandi en Pologne. Née au début des années 80, son enfance était faite des frustrations et des privations des régimes de l’est. Elle n’avait connu le Coca Cola que bien plus tard (mais n’en buvait quasiment jamais pour ne pas grossir), et s’était mise à rêver devant une Tour Eiffel en plastique doré que son frère, étudiant en France, lui avait envoyé dès qu’il avait pu.

Devant cette Tour Eiffel dont la peinture s’écaillait à force d’avoir été touchée, tripotée, sentie et retournée dans tous les sens, elle rêvait à ce que serait sa vie, dans ce Paris qu’elle connaissait au travers des cartes postales de son frère. Elle se voyait déjà au bras d’un jeune homme beau et riche, avec un vison sur les épaules et un magnifique diamant au doigt.

Elle avait grandi, puis travaillé, puis mis de l’argent de côté, et enfin, avait pu se payer le voyage en France. Et un croissant. Après quoi, elle n’avait plus eu un sou. Mais elle savait qu’elle allait s’en sortir. Elle était belle, elle était grande, elle serait mannequin.

 

Hébergée par son frère, elle avait rapidement prit contact avec des agences. Mais les agences lui demandaient toutes un book, alors qu’elle n’avait pas les moyens de se payer un appareil photo jetable. Finalement, son frère l’avait mise en contact avec l’un de ses clients, producteur. Le producteur avait voulu coucher avec elle. Elle n’avait pas de raison de refuser, ce ne fut qu’un moment à passer, et ensuite, elle savait qu’un rêve pourrait commencer : elle pourrait devenir comédienne.

Mais, avait prévenu le producteur, elle avait un accent épouvantable et ne pourrait pas tourner en français. Elle devrait d’abord faire quelques scènes dans des films avant de devenir une actrice à part entière. C’est ainsi que commença sa carrière de porno-star. 

 

Elle avait commencé avec « autant en emporte le gland », enchaîné avec « des gars, une fille ». Mais sa carrière avait véritablement pris son envol avec « Torrent d’amour ». Elle était appréciée dans ce milieu car elle ne refusait aucune scène. Rien ne lui faisait peur, et elle ne refusait aucun scénario. Bien sûr, elle avait vite compris qu’elle ne serait jamais actrice, qu’elle continuerai à faire des pornos jusqu’à au moins 30 ans, puis qu’elle devrait se caser. Mais ça ne la dérangeait pas. Elle gagnait de l’argent, avait un appartement à Paris, et voyageait pour les besoins de ses films. Elle avait informé sa famille de son métier, ne voyant pas en quoi vivre avec un vrai toit sur sa tête, de l’électricité tout au long de la journée et de l’eau 24 heures sur 24 pouvait être déshonorant. Et sa famille ne l’avait pas rejeté, en partie, et elle le savait, parce qu’elle envoyait une petite somme d’argent tous les mois. Ce qu’elle considérait être une petite somme d’argent, mais qui était le montant du salaire de son père.

 

Elle se trouvait donc là, à attendre son entrée sur le plateau télé, afin de parler de la consécration qu’était le hot d’or qu’elle venait d’obtenir pour « à quoi ça sert la frite si t’as pas les moules ? ». Et personne ne remarquait que son sourire était triste, que ses lèvres gonflées de collagène n’exprimaient pas la joie, ni même l’amusement. Personne ne remarquait non plus que ses yeux ne pétillaient pas. De toute façon, personne ne regardait ses yeux. Tout le monde fixait sa poitrine refaite qui semblait jaillir d’un tout petit top rose, sur lequel était marqué, en lettres de paillettes, Love Me (une idée de son producteur, qui était devenu, depuis, son mari).

 

Et surtout, personne ne voyait, au fond de ses grands yeux tristes, une petite Tour Eiffel en plastique doré dont la peinture s’écaillait.

 

Matthieu

Mercredi 27 octobre 2004

Salut tout le monde !

Bon, cette semaine, pas grand-chose, juste un truc qui s’est passé à l’usine. Y’a Michel qui vient me voir, et qui me dit comme ça :

- « Tiens Roger, toi qui aimes bien la musique classique, ça te dirait de venir à un concert avec moi ? Y’a Christian Morin qui passe demain soir »

Il est con ce Michel ! de la musique classique ! Je DETESTE la musique classique. Je sais pas vous, mais moi ça m’endort.

En plus, aller à un concert avec Michel ! Je préfèrerai me mordre une couille plutôt que d’aller à un concert avec ce type ! Il est lourd comme mec !

 

En plus, on travaille pas à la même chose, j’sais pas pourquoi il est venu me voir moi. Peut être pour m’emmerder. Heureusement que j’avais bien ri avec Valérie juste avant, parce que comme ça, je l’ai pas envoyé chier Michel, j’étais détendu.

 

J’explique : Je me suis coupé en me rasant ce matin. Ouai, à l’usine, comme on fabrique de la bouffe, faut être rasé, et pas avoir de bijoux ni rien. Donc, je me suis coupé en me rasant, et Sylvette a oublié d’acheter des pensements discrets. On s’en engueulé pour ça quand je suis rentré même. Donc, ce matin, j’avais un pansement bleu (ben ouai, restait que ça) sur le nez (ben ouai, c’est là que je me suis coupé). En arrivant à la pointeuse, je vois Valérie. En plus, Valérie, elle est super poilue au niveau du visage, c’est incroyable. Elle a un duvet, tellement qu’entre nous on l’appelle « la portugaise ». Donc, la Valérie, elle me sort :

- Ah ah, qu’est-ce que t’as fais ?

- Ben je me suis coupé en me rasant.

- Ah, il est drôle ton pansement, mais comment qu’t’as fait ?

Là, je la regarde et je lui fait comme ça :

- Tu t’es jamais rasé toi ?

Elle a plus rien dit, et elle est partie. Elle devait être vexée !

 

Qu’est-ce qu’on a rigolé avec les autres quand j’ai raconté ça ! En plus aujourd’hui, y’avait pleins de nouveaux intérimaires, et quand j’ai raconté ça, ils ont rigolé aussi ! Ils ont pu voir comme je suis drôle.

 

Sinon, faut que j’vous raconte aussi, Jean-Jean, j’avais réussi à le faire rentrer à l’usine. Ouai, j’y avais dit, au Jean-Jean :

- « Viens essayer, le boulot est pas trop dur, on rigolera tous les deux ! »

Et Jean-Jean avait fait une candidature, et il avait été pris. Mais le premier jour, ils l’ont mis au four. Ouai, à l’usine, on fabrique des brioches, et des fois elles sont surgelées (et c’est les copines du froid qui les emballe, je vous raconterai les copines une autres fois) et des fois on les cuit. Et pour les cuire, faut un type qui les met dans le four, et un type qui les sort. Et le type qui les sort, l’autre fois, c’était Jean-Jean. (moi, je suis là où on façonne les brioches, c’est sympa, on rigole bien)

Ben le Jean-Jean, il est resté qu’une journée. L’après-midi, j’ai été chez lui pour boire le pastis, et il m’a dit :

- « J’y retourne pas moi à ton usine, j’ai sué comme un nègre ».

J’ai essayé de le convaincre, mais il a pas voulu revenir le lendemain. Il est retourné à l’ANPE pour dire qu’il voulait un boulot normal, pas un boulot d’arabe.

 

Mais il a raison, parce que le four, c’est vraiment un boulot de con.

 

Roger

 

Newsletter

Inscription à la newsletter

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
 
Blog : Jeux sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus