Si TF1 et France 2 le disent, c’est que ça doit être vrai : la grippe aviaire est aux portes de chez nous, elle va venir jusque dans nos bras, égorger nos fils nos compagne. Donc, de ce côté-là, j’ai pas grand-chose à craindre. Mais pour parler de moi, tant qu’à faire, je préfèrerais ne pas mourir de la grippe aviaire. Mais si toutefois je devais absolument l’avoir et en mourir, je voudrais être le premier. Pour avoir droit à mon quart d’heure Andy Warhol moi aussi. Et comme on ne sait jamais ce qu’écrivent les journalistes une fois qu’on est mort, j’ai préparé l’article qui pourra paraître dans les plus grands quotidiens nationaux (oui, inutile de me foutre un article dans "le progrès de Guéret").
UN PETIT FEU DE TOI QUI S’ETEINT PAS.
C’est une foule nombreuse, émue et remplie de chagrin qui se pressait devant Notre Dame de Paris pour les obsèques de Matthieu C. Fidèle à lui-même, il avait tenu à tout planifier, et cette cérémonie merveilleuse, sobre et émouvante s’est donc déroulée comme il l’avait prévu. Et comme il l’avait voulu.
Chacun sait qu’il ne souhaitait pas de cérémonie religieuse, mais qu’il avait tout de même choisi Notre Dame de Paris pour faire ses adieux aux célèbres et anonymes qui l’affectionnaient tant, aux milliers de personnes qui se donnaient chaque jour rendez-vous sur son blog, où il n’avait pas son pareil pour nous amuser, nous divertir et nous faire réfléchir. Cette cérémonie marquera à jamais les esprits, une cérémonie où tous ceux qui l’ont côtoyé ont reconnu son humour, sa modestie, son talent et son génie.
L'arrivé du cortège funèbre s'est effectuée au son de l'adagio d'Albinoni. Une fois le cercueil dans la nef déposé, Jean-Jacques Goldman a interprété « Puisque tu pars », uniquement accompagné par l’orgue de la cathédrale. La foule qui n’avait pu entrer était massée dehors, suivant la retransmission sur écran géant. Pendant la chanson, on a pu remarqué que Catherine Deneuve avait été obligée de s’asseoir, terrassée par le chagrin. Dans sa longue robe jaune pâle, elle ressemblait à une aquarelle de Marie Laurencin.
La cérémonie devait être rythmée par des chansons magnifiquement interprétées par leurs interprètes originaux ; après Goldman, Adamo est venu chanter « Tombe la neige », et alors qu’il terminait, chacun pouvait sentir le froid de la neige au fond de son cœur.
Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a ensuite pris la parole pour célébrer le courage dont a fait preuve Matthieu, en se sacrifiant pour permettre aux français d’obtenir rapidement un vaccin. Il l’a ordonné chevalier de la légion d’honneur à titre posthume, l’a décoré de l’ordre national du mérite, et, n’oubliant pas qu’il avait deux étés de suite ramassé des pêches, de l’ordre u mérite agricole, avant de lui remettre les palmes académiques pour son œuvres bloguesque.
Un discours du Ministre de l’intérieur haché par l’émotion et par la peine, ainsi que par une douleur sincère. Sincère comme l’a été ensuite l’interprétation de Liane Foly, qui a chanté a capella « la vie ne m’apprends rien ».
L’homélie de l’archevêque Mgr Vingt-Trois fut remarquée, de même que son analogie entre la mort du Christ et celle de Matthieu, qui a livré sa vie afin que les français aient non pas la vie éternelle, mais le vaccin qui les sauverait. Monseigneur Vingt-Trois a ensuite lu un message du pape invitant chacun à méditer l’exemple de Matthieu, qui restera, a dit le pape, LA figure christique de ce début de 21ème siècle.
Karine Viard, émue aux larmes, a tout de même respectée la dernière volonté de Matthieu, et a interprété « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous », ne parvenant pas à prononcer les derniers mots de la chanson, la voix brisée par les sanglots.
Puis, la cérémonie terminée, alors que chacun sortait de l’église en conservant la petite lumière laissée par Matthieu, la chorale de l’église a entonné « The Queen is dead », mettant un terme à la cérémonie qui a couronné la vie de celui qui s’est sacrifié pour nous. Et tandis que je rentrais chez moi, je gardais en tête des paroles de la chanson que Jean-Jacques Goldman a interprété juste avant l’homélie de l’archevêque :
« Ca restera comme une lumière
Qui m’tiendra chaud dans mes hivers
Et le petit feu de Matthieu ne s’éteindra pas. Nous y veillerons.

Matthieu
Non, rassurez-vous, je ne vous infligerai pas le mien. En fait, alors que je me trouvais sur un blog assez sympathique, j’y ai lu un portrait acidulé d’Arielle Dombasle, avec un lien vers son questionnaire de Proust à elle (sur le site de l’Express). Et, sur la page de l’Express, on trouve tous pleins de questionnaires de Proust remplis par des gens qui ont été à l’école plus ou moins longtemps. Et bien sûr, il y a celui dont je n’ai pas parlé depuis longtemps, alors qu’il y aurait des raisons : BERNARD WERBER.
Je vous le fait pas tout, vous pourrez aller voir. J’ai gardé le meilleur :
Vos héros dans la vie?
Nostradamus était un médecin de la renaissance, pratiquant l’astrologie, comme tout le monde à cette époque. Il est resté célèbre pour ses quatrains et ses centuries, censés révéler l’avenir. En fait, ces trucs sont tellement généraux qu’on peut y lire ce qu’on veut. Voilà le seul apport de Nostradamus à l’Histoire, mais c’est un héros pour Bernard Werber. C’est dommage que le nom du plus gros branleur de l’histoire ne soit pas resté dans les annales, on aurait eu un nom de plus dans la liste de notre écrivain.
L'air que vous chantez sous la douche?
Alors rappelons que Mozart était un compositeur. Ce n’est pas le nom d’une chanson d’Obispo répétée en boucle sur les radios jeunes, entre deux pubs pour le dernier livre de Werber. On ne peut donc pas chanter l’air du Mozart sous la douche. A la limite, on peut chanter l’air de « Que je t’aime », mais l’air du Mozart, non. En même temps, pressé de faire dans l’étalage de vernis culturel, Werber ne s’étend pas sur un truc qu’il ne connaît pas. Du Mozart, il trouvait que ça faisait bien, que ça passait partout.
Vos peintres préférés?
Là, pareil. Werber voulait donner trois noms de peintres. Malheureusement, il n’en connaît que deux. Il donne donc un dessinateur de BD comme troisième nom de peintre, en écrivant, pour bien qu’on remarque que lui aussi a compris, que c’est un dessinateur.
Votre occupation préférée?
Alors là, il faut savoir que Werber tourne des courts métrages. C’est étonnant. En effet, autant il semble souffrir d’une diarrhée littéraire incurable en ce qui concerne ses écrits, autant il fait très court en ce qui concerne le cinéma. En même temps, ne nous plaignons pas, Werber pourrait être capable de révolutionner le cinéma comme il a révolutionné la littérature (en faisant pire que le reste, mais en cherchant sans cesse à paraître plus intellectuel).
Votre boisson préférée?
Et oui… Ce gars respire la joie de vivre. Forcément, il tourne à la Badoit. Sa boisson préférée… Il a lu quelque part que c’était pas bien que les jeunes boivent de l’alcool, alors il déclare que sa boisson préférée est de l’eau qui pique…
La faute pour laquelle vous avez le plus d'indulgence?
C’est bien ce que je dis. Ce type ne boit pas, il ne juge pas les autre, il siffle l’air du Mozart sous la douche et aime bien tourner des films… Non, vraiment, avec lui, ça doit être l’éclat…
Et votre devise?
Alors ça, si on ne le comprend pas maintenant, on ne le comprendra jamais. Werber recycle ce vieux concept en s’en croyant l’inventeur, il le fourgue dans toutes ses œuvres, et il en fait sa devise.
Voilà, c’était le portrait d’un homme passionnant, intéressant et cultivé.
Ca fait longtemps que j’en n’ai pas parlé, et puis, des journées telles que celle que j’ai vécue dernièrement, si on la raconte pas, c’est une perte pour l’humanité. Donc, tous les matins, je me lève pour gagner joyeusement, en voiture, le bureau. Le trajet est peinard, mais arrivé au bureau, se pose un problème : les autres. Enfin, surtout Ouin Ouin et Simone. Ouin Ouin… Vous savez, la masse inculte qui se prend pour un modèle de beauté, d’intelligence et de finesse, alors qu’elle est aussi belle qu’une murène, aussi intelligente qu’une moule et aussi fine qu’un cachalot hydrocéphale ?
On parlait avec un collègue (celui qui est assis à côté de moi) de la regrettable Marie-Ange Nardi, celle qui se prend pour un modèle de beauté, d’intelligence et de finesse alors qu’elle est etc… On se rappelait de l’émission Pyramide, au cours de laquelle il fallait deviner des mots et ensuite trouver un personnage. Donc, Marie-Ange Nardi trouve des mots, et se retrouve devant la phrase suivante (en gros) : Il est l’auteur de « voyage au bout de la nuit » et de « Mort à crédit ». Et Marie-Ange Nardi prend son menton dans sa main, et dit : « je vois très bien qui c’est, c’est un auteur de romans policiers »… Et donc, au bureau, on dit un truc comme : « Ouai bien sûr, Céline auteur de romans policiers »… Et là (je vous jure que c’est vrai), Ouin Ouin qui écoutait la conversation depuis le début nous regarde et dit : « Céline… Céline Dion ? »
Je vous promets, sur le coup, ça m’a quand même fait de la peine… Parce que quand on se la joue grande dame, on évite de demander si Céline Dion n’est pas l’auteur de « voyage au bout de la nuit ».
La journée commençait donc fort, et voilà que nous allons manger (oui, j’avoue, je vais manger avec les autres)… Et là, je crois que ce jour là, on a touché le fond : au cours du repas, alors que je ne sais plus qui parlait du reportage sur De Gaulle (De Gaulle intime, environ 35 ans après sa mort… Enfin bon…). Et là, Ouin Ouin nous a raconté une blague sur le général de Gaulle et Yvonne… Je vais le réécrire parce que on a du mal à réaliser là, comme ça : je mange avec des gens qui, lorsqu’ils ont envie de rire, racontent des blagues sur Charles et Yvonne de Gaulle… Quand j’ai entendu ça, je me suis dit : tiens, y’en a pas un qui a une blague sur Gaston Doumergue à raconter ? Un scoop sur Vincent Auriol ? Une révélation croustillante sur les soirées d’Antoine Pinay ? Parti dans l’ambiance, on aurait eu quelqu’un pour nous rappeler la mort de Félix Faure, avec l’histoire de la connaissance, de César et Pompée et tout et tout, j’aurais pas été dépaysé plus que ça…
Je sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que mon salaire, ben je le vole pas, pour supporter des trucs comme ça !
photo d un bouquet de couilles
Ca ira bien avec le bouquet de bites d’Elisabeth
ca c'est ma queue et ça c'est mon flingue
Enchanté ! Mais ça c’est mon blog
la putain de mort de louis xvi
C’est vrai qu’il en a chié sa race
mamma encule
Toujours dans la finesse…
travaille d une vendeuse c quoi
A priori, j’aurais dit « vendre » mais j’en suis pas certain
encule la bonne negresse
Ah ben non, et puis quoi encore…
va sucer des bites ma fille
Extrait de « j’élève mon enfant, version 2005 », de Laurence Pernoud.
paroles qui fait tuent une fille
J’ai pas, mais j’aimerais bien paroles qui veulent dire quelque chose.
elle baise et fait le ménage
Oui, ben c’est une femme quoi…
tampon dans une fille
C’est une chose beaucoup plus courante qu’un tampon dans un garçon.
ma femme se fout tout le temps de ma gueule
C’est normal, c’est la drogue.
je tremblement tout le temps
Ah oui ? Ben moi, je pas tremblement tout le temps.
douste blasy dieu
C’est vrai que notre société perd ses repères…
tuer cailloux
C’est encore plus difficile que de noyer un poisson.
je suis une femme qui ne pratique que la sodomie
On dirait le début d’une chanson de Mireille Mathieu.
ma femme a une bite
Es-tu sûr que c’est ta femme ?
brel est mort
Non ?
Matthieu


