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JE M'EMPRESSE DE RIRE DE TOUT DE PEUR D'ETRE OBLIGE D'EN PLEURER

 

Jeudi 1 décembre 2005
Aujourd'hui, une chanson de Serge Lama (chanson dans laquelle la poésie suinte à toutes les phrases): L'enfant d'un autre.

Comme d'habitude, vous avez le choix entre écouter la note en cliquant sur l'onglet lecture ci-dessous et la lire sous Firefox


A écouter, sous IE



Et l'absence est venue poser ses grandes ailes

Ah, les grandes ailes de l’absence, semblables au noir plumage de l’égoïsme… C’est terrible.


Sur le berceau muet qui ne chantera plus

Et oui, dans le monde merveilleux de Serge Lama, les berceaux chantent… Comme quoi, le cannabis est une réalité…


Elle est partie sans moi, je reste seul sans elle
Et sans cet enfant de trois ans dont j'ne suis même pas le père
Et qui devenait mon enfant, peu à peu

C'est elle qui est partie mais c'est lui qui me manque
Ce tout petit garçon qui n'était pas de moi

Donc, apparemment, le thème central de la chanson est un enfant que Serge Lama n’a pas conçu avec une femme avec laquelle il n’est pas resté. Serge Lama a une vie palpitante.


Mais qui avait su lier mon âme saltimbanque
Avec sa tête dans mon cou, avec son rire dans sa gorge

Sa tête dans le cou de Serge Lama… Ben il devait être beau à voir avec une tête de gosse dans le cou… Heureusement, le rire de l’enfant était dans SA gorge (à l’enfant), pas dans la gorge d’un autre enfant, ou pire, dans la gorge de Serge Lama.

Ne plus l'avoir contre ma joue, ça me rend malheureux
Les enfants sont le fruit des femmes pas des hommes

Serge Lama est docteur en biologie moléculaire, il a soutenu sa thèse sur le sujet : « Les enfants : le fruit des femmes pas des hommes », thèse dans laquelle il a brillamment et courageusement justifié sa position.
Mais quelque soit celui qui fait germer la pomme

C’est bien dit quand même… Tout ça pour dire que on s’en fout de qui nique, le père c’est celui qui se lève la nuit pour s’occuper du petit nenfant. C’est d’ailleurs ce qu’il rajoute après…
Le père, pour l'enfant, c'est celui qui est là
Celui qui caresse sa mère et qui lui tend les bras.

Sans doute aimera t-il autant ses futurs pères
Ses parrains, ses tontons que sa mère aimera

Alors comme vous pouvez le constater, ce pauvre gosse n’a pas de chances, les bites se bousculent au portillon. C’est même plus une mère qu’il a chez lui, c’est la banque du sperme.

 

Mais moi je garderai pour ses anniversaires
Une pensée au fond de moi,
J'me dirai tiens, il a vingt berges

On peut s’interroger sur l’utilité de cette acquisition, les berges n’étant pas constructibles. Alors pourquoi en posséder 20 ? C’est encore un des thèmes secrets de cette chanson, sur lesquels Serge Lama jette le voile pudique de son émotion.
Lorsque j'y pense quelquefois
J'me sens devenir vieux

Les enfants des voisins, on les trouve stupides
Ils ne servent à nos yeux qu'à faire pousser des rides

C’est vrai. D’après un sondage réalisé par la Sofres, à la question : « trouvez-vous les enfants des voisins stupides, et à quoi servent-ils ? », 62 % de la population interrogé a répondu « oui, les enfants des voisins on les trouve stupides, ils servent rien qu’à faire pousser les rides », tandis que 34 % ont répondu « les enfants des voisins on les trouve mignons dans le coin, ils nous servent lors de partouzes géantes » et 4 % ne se prononcent pas. (Sondage réalisé à Outreau sur un échantillon de 70 personnes)
Mais lorsque par hasard, on en a un qui est là
Qui a les yeux noirs de sa mère

Et on peut légitimement se demander : mais que fout ce gosse avec les yeux de sa mère ? N’en a-t-elle pas besoin ?
On l'aime malgré soi.

Et l'absence est venue peser sur ma détresse
Dans la chambre déserte où manque ses jouets
Rien n'le remplacera, ni mes futures maîtresses,

Il faisait quoi exactement Serge Lama avec ce gosse pour se dire que même ses maîtresses ne vont pas le remplacer ? Moi je la trouve louche cette chanson.


Ni mon travail, ni le beau temps,
Je suis démuni comme un père qui vient de perdre son enfant
Et je suis malheureux.

 

Ben Serge Lama est peut-être malheureux, mais moi je suis pas fâché qu’elle se termine cette chanson !

 

Matthieu


par Matthieu C. publié dans : podcast
Mercredi 30 novembre 2005
Bonjour les amis, vous allez bien ?
Aujourd'hui, je fais un truc un peu spécial, parce que Mathieu m'a demandé de faire une chaîne. Bon, alors vous êtes peut être comme moi avant (mais maintenant je m'en fou, je sais), vous savez pas ce que c'est une chaîne.

Alors sur Internet, une chaîne c'est un message que pleins de gens se passent pour faire rigolo. Et c'est vrai que c'eszt drôle les amis ! La, c'est une fille qui lit le blog et qui fait des commentaires sur moi des fois qui a fait passé la chaine à Mathieu. Bon, je sais plus comment elle s'appelle, mais c'est pas grave, faut juste qu'elle dise que c'est elle dans les commentaires.

Et le but de la chaine en ce moment (parce que paraitrait que y'en aurait plusieurs), c'est de faiure une photo de son frigo. Alors come moi je suis pas été faire les courses dernièrement, parce que j'étais chez Geneviève et tout, parce que'elle a encore des trucs à faire dans sa maison avant de venir habiter chez moi, ben mon frigo il était vide, mais je voulais quand même participer à ce chaine, c'est marrant.

Alors j'ai pris une  photo du frigo du gara, là où que je range les boissons que faut laisser au froid.
Alors voilà:




C'est mon frigo du garage ça. Bon, c'est marrant ces chaines, mais maintenant, vous allez me parler de quoi? En plus, j'avias des tas de choses à raconter et tout, vous me connaissez hein les amis, j'aime bien parler de politique !

Ah oui, faut que je fasse la chaine avec trois autres blogs. Alors voilà, je passe la chaine à
ERIC LE VERT, parce que il sait faire des photos mieux que les miennes et qu'en plus il habite encore dans une colonie Française.


MATHIEU, mais pas le même que ce blog, un autre, mais il fait des photos de chats et de guitares et de livres mais pas que ça


VOX-FN, parce que eux disent la vérité aux français, et que je voudrais bien savoir comment ça a son frigo les intellectuels. Oui les amis, parce que la France va mal. En plus, avec les problèmes sur l'Algérie et tout, ou que les français ils sont partis une main devant une main derrière en laissant tout aux crouilles, moi j'ai mal.

Alors voilà !

A bientôt les amis

Roger
Mardi 29 novembre 2005

Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca est né le 28 janvier 1955 à Paris. Comme il le dit lui-même, il n’est « pas né avec une cuillière dorée dans la bouche ». C’est vrai. C’était une cuillère en or massif. Deuxième d’une famille de trois enfants, il « n’a pas la nostalgie de l’enfance parce que ça n’a pas été un moment particulièrement heureux. » Sa famille a eu la stupéfaction de l’entendre dire : « Ce qui m’a façonné, c’est la somme des humiliations de l’enfance ». Et quelles humiliations… Il a grandi dans l’hôtel particulier que possédait sa mère Andrée dans le XVIIème arrondissement, son père (Paul) s’étant barré peu après la naissance de François, le petit dernier. A l’école, il était au cours privé Saint-Louis de Monceau, et sa mère avocate pouvait toujours compter sur son frère lorsque les fins de mois étaient difficiles. Oui, parce que manger tous les jours chez Fauchon, ça coûte cher. Les humiliations en question semblent plutôt venir de son frère aîné, Guillaume, qui a toujours été plus grand et plus fort que lui.

 

Et depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca se venge de ces humiliations. Envers tous ceux qui oseraient s’opposer à lui. Ou même lui déplaire.

Ainsi, un livre devait sortir le 28 novembre. « Entre le cœur et la raison » était un ouvrage écrit par Valérie Domain, chef des informations du magazine Gala. Un livre qui parle de Cécilia Sarkozy. Celle-ci, qui a eu plusieurs entretiens avec la journaliste prétend (à tort ou à raison) qu’elle n’a pas pu relire la version définitive. Apeurée, elle téléphone à Nicolas en lui demandant de faire quelque chose, ainsi qu’elle a la connerie de le confier au Parisien. Et que fait Nicolas, Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur et de l’Aménagement du territoire ? Il rassure Cécilia, lui dit qu’il s’en occupe, et convoque Vincent Barbare (qui dirige First, la maison d’édition chez laquelle devait sortir « entre le cœur et la raison ») en le menaçant s’il persistait à sortir le livre. Résultat ? La parution de « entre le cœur et la raison » est reportée. A quand ? on ne sait pas.

En France, lorsqu’un livre porte un préjudice important à quelqu’un, il est possible de saisir le juge des référés pour qu’il statue en urgence avant qu’un tribunal ne juge sur le fond. Nicolas Sarkozy ne s’embarrasse pas de tels principes. On est dictateur dans l’âme ou on ne l’est pas. Un ministre de l’Intérieur qui menace quelqu’un qui peut le gêner, et qui interdit la parution d’un livre… Ceaucescu revient, on t’a trouvé un successeur !

8

Sinon, Libération nous apprend que Alain Genestar, craint pour sa place de directeur de la rédaction de Paris Match, après les propos de Arnaud Lagardère (le milliardaire ami de Sarkozy, et propriétaire, entre autre, de Paris Match). Genestar est dans le giron du Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de l’Aménagement du territoire depuis qu’il a publié, en couverture du numéro du 25 août,  une photo de Cécilia Sarkozy en compagnie de Richard Attias, son nouveau mec. Lagardère a affirmé à Nicolas Sarkozy qu’il n’était pas au courant de cette publication, et a donc tout rejeté sur le dos de son directeur de la rédaction. Au passage, Richard Attias était le publicitaire en charge de l’organisation du congrès de l’UMP qui a officiellement intronisé Nicolas Sarkozy… Le monde est petit, n’est-il pas ? Enfin, pour le moment, Genestar ne commente pas.

 

Si Genestar saute, ce sera le symbole d’un nouveau pouvoir en France, le pouvoir de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca, bien décidé à utiliser tous les moyens pour parvenir au sommet et oublier son enfance.

 

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : critiquons
Dimanche 27 novembre 2005
Comme d'habitude, vous avez le choix entre écouter la note en cliquant sur l'onglet lecture ci-dessous et la lire sous Firefox


A écouter, sous IE



Vendredi soir sur TF1 c’était la soirée des enfoirés. Bon, vous allez me dire que sur TF1, c’est presque tous les soirs la soirée des enfoirés. Mais là, il s’agissait des enfoirés qui chantent toutes les années au profit des Restos du cœur.

D’habitude, TF1 retransmet le concert des enfoirés en direct. Là, ils ont dû trouver que la retransmission coûtait trop cher, alors ils se sont contentés d’inviter une quinzaine d’enfoirés pour les faire jouer à des jeux idiots. Bien sûr, allez-vous penser, le vainqueur gagne une somme d’argent au profit des Restos du cœur. Et ben pas du tout, puisqu’il n’y avait rien à gagner. Un jeu où il n’y a rien à gagner, c’est vrai que c’est intelligent ça… Bon, on est sur TF1, faut pas l’oublier.

Entre ces jeux, on avait droit aux meilleurs moments des 15 ans de retransmission télé des enfoirés sur TF1. Et quand TF1 annonce les meilleurs moments, ils ne se foutent pas de notre gueule.

 

ð     On a revu Johnny Hallyday hurlant « requiem pour un fou » en duo avec la globuleuse Lara Fabian. Au moment où lui chante « un pauvre fou », on comprend au regard inexpressif de la pauvre fille que, justement, le féminin de « un pauvre fou » est « une pauvre conne ».

 

ð     On a pu suivre l’évolution sur 15 ans du difficile combat de Maurane contre l’obésité. Et j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer : l’obésité a gagné. Ou alors, c’est que Maurane est sur le point de vêler.

 

ð     Véronique Sanson et Catherine Lara n’ont jamais participé ensemble aux enfoirés. En effet, le budget whisky aurait réduit les bénéfices de cette soirée à zéro. C’était donc ou l’une, ou l’autre. Ou Michel Sardou.

 

ð     Les enfoirés ont chanté « laisse les gondoles à Venise ». Au début, j’ai cru qu’ils avaient changé les paroles en « laisse les mongols à Venise », et je me suis dit qu’il fallait d’urgence acheter un aller simple vers l’Italie pour Pascal Obispo et Elsa.

 

ð     Maurane a chanté le titre de Diane Tell « si j’étais un homme ». On a ainsi pu l’entendre chanter « moi si j’étais un homme, je serais capitaine ». C’est faux. Si Maurane était un homme, elle serait Guy Carlier.

 

ð     Muriel Robin qui chante atrocement faux « Ma plus belle histoire d’amour » de Barbara transmet cent fois plus d’émotion que Callogero qui chante juste ses merdes. C’est pas drôle mais j’avais envie de le dire.

 

ð     Les quotas étaient respectés : on avait le beur (mais pas l’argent du beur), le noir, le gay, la lesbienne, la naine, l’attardé mental (oui, Patrick Fiori était là), le juif (oui, ils sont partout) et même la dinde, qui, à l’image de Marshmallow, la dinde graciée par Bush, était heureuse d’être en liberté : oui, Elsa était là.

 

ð     Catherine Deneuve a participé une fois aux enfoirés. Elle n’est pas revenue quand elle s’est rendue compte qu’elle ne toucherait pas d’argent en liquide, qu’il fallait qu’elle paie elle-même sa robe, et qu’en plus, on avait l’audace d’attendre d’elle qu’elle fasse quelque chose. Mais au moins, pour cette apparition là, elle ne risque pas de poursuites.

 

ð     Le présentateur de la soirée était Jean-Pierre Foucault. En France, on ne lance pas de jeunes présentateurs pour ne pas prendre de risques. On préfère rester dans le consensuel. Le jour où la merde sera consensuelle, TF1 diffusera des images de gens accroupis, en train de chier.

 

Matthieu

par Matthieu C. publié dans : podcast
Samedi 26 novembre 2005

« La souffrance des SDF a une fonction de cohésion sociale. Elle crée un repoussoir et permet d'adresser à chacun le message suivant : regardez ce que vous deviendrez si vous ne suivez pas le bon chemin, celui du travail et de l'intégration sociale... »

Ceci est extrait d’une excellente interview de Patrick Declerck donné au Nouvel Observateur, à propos de la sortie de son livre « Le sang nouveau est arrivé » (NRF, 91 p., 5,50 euros)

 

Hier et aujourd’hui ont lieu des collectes de denrées non périssables dans les supermarchés au profit de la banque alimentaire, denrées qui seront ensuite redistribuées aux associations venant en aide aux pauvres. Et c’est là toute la perversion du système : Vous allez faire vos courses dans ce qui est un temple de la consommation. Là, vous allez acheter de la nourriture en plus pour donner à une association venant en aide à ceux qui n’ont pas à manger. C’est à dire que vous allez donner de l’argent à une entreprise capitaliste pour pallier les manquements de l’Etat. Parce que assurer le minimum à chacun, au départ, c’est le boulot de l’Etat. A travers les assistantes sociales. Jeudi, sur France Info, je ne sais plus qui (un directeur d’association ou quelque chose comme ça) a indiqué que les assistantes sociales (vous savez, les feignasses qui vivent sur les dos des pauvres) renvoyaient ceux qui venaient demander des secours alimentaires vers les associations. Qui s’institutionnalisent et assument une mission de l’Etat.

 

Mais qui sont ces gens qui sont aidés justement ? Autrefois, on les appelait les gueux, les miséreux, les pauvres, les clodos… Aujourd’hui, comme le remarque Martin Hirche dans son « manifeste contre la pauvreté », ils sont appelés en fonction de ce qui leur sert à survivre dans leur misère, de leurs allocations : ainsi, il y a les smicards, les Rmistes… Ces pauvres qui perdent leur identité propre pour devenir la continuation de leur subside. Cachez ce pauvre que je ne saurais voir…

 

Le week-end dernier, un SDF est mort de froid. Avant-hier aussi. Avant-hier, c’était un gars qui s’était fait expulsé depuis quelques semaines, qui dormait dans sa voiture. Pour ses obsèques, il aura droit au cercueil des indigents, c’est à dire le cercueil le moins cher (en contreplaqué) auquel on a ôté tous les éléments intérieurs (le coussin, le capitonnage) mais auquel on laisse la bâche qui retiendra à l’intérieur du cercueil tous les liquides qui se seront écoulés des orifices du mort (oui parce que bien sûr, il aura pas été bouché). Un SDF… Il n’avait pas de prénom, ni de nom, puisqu’il était SDF. Une raclure, une sous-merde, un enculé de pauvre…

 

Le préambule de la Constitution de 1948, rappelé par la Constitution actuelle, proclame des principes comme particulièrement nécessaires à notre temps, dont les suivants :

10. La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

11. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

 

C’est beau ces trucs, surtout « la Nation-avec-un-N-majuscule assure à l’individu les conditions nécessaires à son développement »… Que la Nation-avec-un-N-majuscule commence par assurer la survie de l’individu, le reste, on verra après.

 

Matthieu

 

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