"Le cinéma c'est la vie" me semble être la phrase indispensable à chaque cérémonie. Comme l'oncle aviné qui sort des blagues contenant les termes "fellation", "sodomie" et "levrette" est l'élément indispensable d'une communion. Et comme la vieille tante qui chevrotte dans l'église "les anneaux d'or" est l'indispensable élément d'un mariage.
Donc, le cinéma c'est la vie. Et le sondage est terminé pour le jeu du mois de février (mais si, souvenez-vous, le sondage qui donnait des milliers de votants, donnant à ce blog des allures de "Tunisie démocratique grâce à Ben Ali"). Bref, c'est fini (et juré, je cherche un autre site qui fait les sondages), et je suis content, parce que c'est Salomé qui a gagné. Je suis content pour deux raisons:
1- Car c'est elle qui était en tête du sondage foireux aussi. Et franchement, si elle avait gagné le sondage foireux et qu'elle avait pas gagné après le sondage pas foireux, je serais passé pour un con, un rustre, un qui sait pas se tenir avec les dames (et une accusation de macho m'aurait beaucoup touché) et en plus, j'en connais deux ou trois (dont deux qui tiennent un blog ensemble et un qui tient un blog tout seul dont le titre contient un b, un y, un a, un l, un p etc... qui auraient fait un scandale).
2- Le texte de Salomé était vraiment drôle. Elle a fait revivre Roger, avec un texte hillarant, très bien tourné, abouti et tout et tout. En plus, les personnages de son texte ont tous des prénoms à la con plus très usités de nos jours, et c'est un truc qui m'amuse beaucoup. Bon, pour le plaisir, je recolle son texte ici, avec toutes mes félicitations (et le livre que je lui fais parvenir bientôt) :
Secrets de famille.
Un homme avait trois filles. Dont un fils, parce que personne n’est parfait. Et qu’il n’avait jamais eu de veine. Son fils était l’aîné. C’est important, pour un père, l’aîné de ses enfants, surtout si c’est un garçon. Bien plus important qu’une pisseuse. C’est sur les épaules du fils aîné que repose la continuité de la lignée, la pérennité du patronyme, la transmission du patrimoine. Bien entendu, il avait voulu que son fils porte le même prénom que lui. Même nom, même prénom. Un autre lui-même en quelque sorte.
Mais sa gourdasse de femme n’avait rien voulu savoir. Tiens, vingt ans plus tard, il lui en voulait encore ! Si c’était à refaire, jamais il n’aurait laissé l’employée de la maternité aller déclarer le bébé à la mairie. Il y serait allé lui-même ! Et il l’aurait appelé comme il le voulait. Après, elle aurait toujours pu essayer de changer, l’autre idiote… Quel bon tour à lui jouer ! Ah ah ah ! Il en rigolait rien que de penser à la tête qu’elle aurait fait… Et la belle-doche donc ! Elle en aurait avalé son râtelier de colère ! Non, décidément, c’est dommage qu’il ait été trop jeune pour oser faire ça. Jeune et peut être amoureux ? Avait-il vraiment été amoureux de cette espèce de harpie qui était sa femme ? Oui ? Bon, faut dire qu’à l’époque, elle était plutôt bien roulée, même si les jambes manquaient de classe... Et elle savait y faire, la salope. En ce temps là, elle n’avait pas des migraines tous les soirs… Elle se défendait même bien au lit, comparée à…
Il fut interrompu dans ses réflexions par un type qui l’aborda :
- Excusez moi, savez vous où est la salle 18 ?
- Non, désolé, renseignez vous à l’accueil…
Il regarda sa montre. Bon sang, un quart d’heure de retard, il va encore me faire poireauter longtemps ? Au téléphone, il avait dit 9 heures, dans le hall d’entrée… C’est toujours comme ça, il fallait sans arrêt qu’il décroche le mauvais numéro. Comme avec son fils, quoi… Enfin… son fils, peut être pas… Il n’avait jamais rien eu de lui ce gosse, si ça se trouve, c’était même pas le sien.
Après tout, elle lui avait balancé qu’elle l’avait trompé dès le début de leur mariage. Alors peut être bien que le môme n’était pas de lui. D’accord, l’expertise médicale disait qu’il y avait 99,99 % de chances qu’il soit le père. Mais qu’est ce que ça prouve ? D’abord, la chance, il n’en avait jamais eu… Et puis, il reste quand même 0,01 % de doute… C’est pas rien. C’est pas le risque zéro… Et surtout, il n’y avait jamais eu de pédés dans sa famille à lui… Des gouines, peut être… Il avait toujours eu un doute sur sa tante Jeanne qui ne s’était jamais mariée et qui recevait des amies chez elle pour « faire de la musique »… Tu parles…
Mais bon, les femmes, c’est pas pareil. Si la tante Jeanne avait rencontré un homme, un vrai, qui lui ramone la cheminée, elle aurait certainement changé d’avis… Mais là, son fils qui n’en était pas un, qui était une lopette, qui préférait lire un bouquin au lieu d’emmener une nana au cinéma, son fils qui se baladait dans la rue en tenant la main de son petit ami, qui préférait la danse classique à un match de rugby, son fils qui… NON… ça ne pouvait pas être SON fils. On l’avait échangé à la maternité. Ou alors, c’était vraiment une fille. Cette foutue bonne femme n’avait été capable que de lui faire des filles. Même si LUI avait essayé d’avoir un garçon – après tout, c’est bien le père qui est responsable du sexe des enfants – elle avait quand même réussi à lui coller une sans couilles… C’était de sa faute, à elle. Et merde, tiens, dire qu’il n’allait pas pouvoir lui flanquer ça dans la tronche devant tout le monde ! L’autre là, qui est de plus en plus en retard, l’avait bien prévenu : « Surtout, pas de scandale, pas de cris, pas d’insultes, pas de propos déplacés, pas de sous-entendus haineux… », Pourtant ça lui aurait fait du bien de lui faire mal à cette poufiasse…
- Auriez-vous l’heure, Monsieur, s’il vous plaît ?
- Euh… Il est exactement 9 heures 20, Madame. Il y a une horloge au dessus de l’accueil…
- Oh ! Merci beaucoup.
- Pas de quoi…
Pas mal, celle là, pas un boudin… songea t’il en la regardant s’éloigner. Bon, un peu vieille, mais jolies jambes quand même, il avait toujours eu un faible pour les jolies jambes... 9 h 20 !… Mais c’est pas vrai ! Qu’est-ce qu’il fout, mais qu’est-ce qu’il fout ? Et qu’est-ce que je fais, moi, s’il n’est pas là à 9 h 30 ? Merde, merde et merde, on peut pas compter sur ces mecs là… Pas étonnant… Des tarlouzes qui n’hésitent pas à porter des robes en public… Avocat de mes deux, tiens ! Et quand on pense à ce qu’il me coûte… ça vaut le coup de ne pas être marié… Avec Jacqueline, pas question de refaire la même connerie. Au pire, on s’met à la colle et c’est tout… Ah, le voilà !...
- Bonjour, Monsieur Duchemin. Je vous prie de m’excuser, je suis légèrement en retard, un petit incident avec ma voiture (et quinze euros de nettoyage pour la troisième fois en un mois, faudra que j’en parle au préfet, qu’il se décide à faire quelque chose contre ces petits idiots qui me barbouillent mon beau 4 x 4…).
- Bonjour, Maître, ce n’est rien …
Une grande claque dans le dos lui coupa le souffle et la parole.
- SALUT NANARD ! Mais qu’est-ce tu fais là, mon pote ?
- Aïe ! Heu… bonjour Roger… Ben, tu vois, je divorce…
-HA HA, MOI AUSSI ! Cette salope de Sylvette est foutue l’camp avec un vendeur de PQ ! Mais j’m’en fous, j’ai déjà une remplaçante, Geneviève… Tiens, tu veux que j’t’en raconte une bien bonne ?...
- Ben, c'est-à-dire, Roger, ça va être mon tour et là, je suis avec mon avocat…
- Oh bon tant pis, une autre fois alors, on s’téléphone…
- C’est ça, je t’appelle…
Puis s’adressant à l’avocat :
- Excusez moi, Maître…
- Mais je vous en prie. Venez, la salle 26 est au deuxième étage. Nous parlerons en y allant…
Ils s’éloignèrent vers les ascenseurs. Dans le hall du tribunal, le va et vient continuait. Des gens allaient et venaient, entraient ou sortaient, seul ou à deux, discutaient, s’interpellaient, marchaient tout en jetant un coup d’œil sur les documents qu’ils tenaient à la main ou attendaient en les déchiffrant soigneusement. Les robes des avocats virevoltaient tandis qu’ils se saluaient bruyamment, l’employée de l’accueil ne savait plus où donner de la tête en répondant à trente six questions à la fois, et les minutes s’égrenaient lentement sur la grande horloge située au dessus d’elle.
Vers dix heures, une femme poussa la porte d’entrée vitrée. Châtain, la quarantaine, manteau classique de laine beige laissant apparaître de fines jambes gainées de nylon assorti, escarpins marron à talons moyens, elle embrassa le hall du regard, hésita un instant puis, dédaignant l’accueil, se mit à faire les cent pas entre l’escalier et les portes des ascenseurs...
Une dizaine de minutes s’écoula encore. Alors qu’elle était au bas de l’escalier, la porte d’un ascenseur s’ouvrit pour la nième fois. Elle se retourna vivement, avisa Bernard Duchemin qui sortait, s’élança vers lui, et, alors qu’il lui tournait le dos, s’écria d’une voix suraiguë :
- Bernard, mon chériiii…
Bernard Duchemin se retourna comme s’il avait été piqué par une mouche.
- Jacqueline ! Mais qu’est ce que tu fais là ? Je t’avais dit de ne pas venir, si ma femme nous voit… Tu sais bien que, tant que le divorce n’est pas prononcé, il vaut mieux être discrets…
- Oui, mais je n’arrivais pas à te joindre sur ton portable …
- Forcément, je l’ai fermé…
- Et je voulais t’annoncer la nouvelle au plus vite… Mon chéri, tu vas être content : dès que tu es divorcé, on se marie !
- Hein ? En quel honneur ?
- Je sors de chez le médecin… Je suis enceinte !
- …
« Oh, non, pensa t’il, pourvu que ce soit un vrai garçon ! »
Bernadette Duchemin naquit sept mois plus tard…
Un homme avait trois filles. Plus un fils. Qui ressemblait étrangement à sa grande tante Jeanne.
Lorsque lassé des élucubrations incohérentes sur l’amour que profère le décérébré Bernard Werber tout au long de ses « livres », déçu des babillages pour petites filles ferventes adoratrices des blagues de Picsou Magazine de Amélie Nothomb, écoeuré de l’histoire d’amour éculée entre deux adolescents qui se suicident sans baiser (Roméo et Juliette), bref, lorsqu’on veut un livre, un vrai, on va à la FNAC (ou à Auchan, ou à Super U) et on achète « les cimetières sont un champ de fleurs » de Yann Moix (le type qui a aussi écrit l’incroyable « Podium » qui narre de façon hilarante et cruelle le quotidien des fans de Claude François).
« Les cimetières… » pourrait avoir pour sous-titre « Lettres à Elise ». Elise est la femme de Gilbert. Le livre commence alors qu’elle a eu un accident avec leurs jumeaux, alors qu’elle était au volant de la voiture, en train de rire d’un sketch de Fernand Raynaud (ce qui fait dire à Gilbert : « Je suis sans doute le seul homme sur la terre à avoir perdu ses enfants à cause de Fernand Raynaud »), accident mortel pour les enfants mais dont elle sort indemne. Physiquement. Et Gilbert la tient pour responsable ET coupable. Il va le lui faire payer en cessant de lui parler (un peu à l’image de Gabin dans « Le chat »), puis en la torturant (il l’oblige à regarder des images des vacances, il lit des contes dans la chambre des enfants), tout en cherchant à se suicider (mais pas un suicide commun, il veut un suicide fou, à l’image de ce qu’il est devenu. Il va tout tester : les partouzes, les putes, il va aller insulter deux « bougnoules » dans une cité, il veut s’essayer aux drogues… Un suicide social). Tout en perdant la tête, il cherche le pire pour la « saloperie » qui dort au même lit que lui. Et qu’il n’a jamais aimé, lui qui reste hanté par le souvenir de Myriem.
J’aimerais beaucoup, saloperie, que tu t’effondres sous mes coups de mari, en souvenir de cette alliance en forme de trou, parce que tu me fus trou, et seulement trou. T’aurais-je tant aimé pour ta gueule aux orbes pâles, ta frime en déchet ? Nenni, vieille pintade. T’aurais-je aimé pour l’argent ? Tu n’en avais pas. Je fus fou de t’épouser, de dire oui, de permettre à ta viande de côtoyer mon esprit, de t’inviter à contaminer mes jours par les tiens. Tu es ma tumeur. Je vais mourir d’un cancer de ma femme.
Cette haine folle va atteindre son paroxysme au moment du suicide d’Elise, qui ne supporte plus cette vie. Et puis…
Et puis Gilbert va découvrir les cahiers intimes de sa femme, dans lesquelles elle consignait tout l’amour qu’elle avait pour lui. Et Gilbert dont la haine avait atteint des sommets d’indécence, va découvrir que cette femme était finalement tout pour lui. Il va s’enfuir, et fonder un centre. En mémoire de sa femme. Un centre de recherche avec de vrais chercheurs qui consacreront leur vie à tout savoir d’Elise. Parce que c’est un amour fou et irraisonné qui saisit Gilbert. Il veut tout savoir d’Elise. Tout ce qu’il n’a jamais eu l’envie ni le temps de savoir alors qu’elle était encore là. Il écrit, lit, fait effectuer des recherches. Un travail de fou. Il était fou dans la haine, il sera fou dans l’amour. Mais pas « fou d’amour » au sens d’un chanteur merdique pour jeunes prépubères en string. Non, fou d’amour au sens médical.
Et Yann Moix, dont je n’arrive pas à imaginer l’état dans lequel il était en écrivant ces mots de haine et d’amour, Yann Moix écrit parfaitement. A la folie…
J’ai réussi à finir un livre sur lequel j’avais buté une première fois. Mais maintenant, c’est fait, j’ai réussi, je l’ai fini ! Et franchement, qu’est-ce que je me suis fait chier quand même.
Ce livre, c’est « moins que zéro » de Bret Easton Ellis (l’auteur de American psycho).
A mon avis, il l’a écrit juste après avoir terminé Bonjour tristesse de Françoise Sagan. Le sujet général y est à peu près le même : l’ennui chez les riches. Mais chez Ellis, ce sont les riches des années 80. C'est-à-dire des riches pleins de coke, de belles bagnoles, de jolies filles mais alors qui s’emmerdent à cent sous de l’heure comme dirait ma grand-mère à qui, dieu merci, j’ai eu la bonne idée de ne pas offrir ce livre (elle avait déjà trouvé choquant et pornographique le superbe « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » de Anne Gavalda). Donc, notre narrateur qui se branle, qui prend sa coke, qui baise avec sa copine mais sans envie ni passion, qui regarde la télé, qui mange… Ben on s’en fout en fait. C’est l’impression qui domine une fois le livre refermé : on regarde ce truc qu’on vient de terminer, puis on lui dit qu’on s’en fout (oui, après avoir lu « moins que zéro », je me suis mis à parler aux livres, c’est dire si ça a été une épreuve).
Mais Bret Easton Ellis a aussi pompé un concept. Il a honteusement plagié Martin Handford, l’auteur de la série sur Charlie (Où est Charlie ? vous savez, ces livres où on cherche le dénommé Charlie sur une page qui contient approximativement 128 personnages, 49 animaux, 112 arbres et quelques voitures). En effet, le narrateur cherche le dénommé Julian sur environ 150 pages. Il cherche Julian dans tous les endroits possibles et imaginables pour finir par le retrouver dans un bar en train de jouer à space invader (vous savez, le jeu où les alien qui tombent du ciel sont composé de 5 carrés et où vous devez détruire ces extra terrestres en vous déplaçant latéralement uniquement. C’est dire si le Julian en question n’allait pas fort). Et donc, si Julian était introuvable, c’est qu’il suçait des bites à des hommes riches pour pouvoir se payer sa dope. Mais bon, ça aussi ça reste assez peu intéressant, dans la mesure où il ne fait rien à part se faire chercher et pomper.
Quand même, s’il devait y avoir une raison de lire ce bouquin (à part le fait qu’aimer Bret Easton Ellis ça fait classe dans certains milieux), ce serait la fin. Rien d’extraordinaire, mais les 15-20 dernières pages sont écrites avec les tripes. Autant on se fout du reste, autant ces dernières pages sur la fin d’une époque sont terriblement bien écrites.
Donc, plutôt que d’acheter ce livre, je vous conseille d’aller à la FNAC, de trouver le bouquin, de déchirer les 20 dernières pages et de les lire tranquillement chez vous, à tête reposée.
Un jour, il arrive un truc énorme à quelqu’un. Mais un truc négatif, qui, s’il n’empêche pas forcément la vie de se poursuivre, fait qu’elle n’est qu’un sursis, vécu comme tel.
Dans « piégés par Staline », Nicolas Jallot rassemble des témoignages de personnes qui, vivant en France aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ont accepté l’invitation de Staline de retourner en Russie. Ces français et russes nés en Russie et ayant fuit la révolution, les enfants de ces gens qui ont choisi d’aller vivre en URSS, pour (re) voir la mère patrie et vivre la vie triomphante des camarades socialistes se sont fait baiser la gueule.
Une fois sur place, certains ont été déportés au goulag, d’autres ont été exilés dans des villages perdus au milieu de nulle part, ne parlant pas la langue du pays (les conjoints français ayant également été gracieusement conviés).
Et au milieu de ces témoignages bouleversants, on trouve également des traces de cette magnifique ironie, propre à ceux qui savent qu’ils ont tout perdu, et que rien ne pourra changer jusqu’à leur mort :
Certains, qui étaient invités, étaient restés en France, doutant de la bonté du petit père des peuples. Ils avaient demandé à des connaissances, rentrée en URSS, de les informer de l’état du pays, afin de savoir si la vie était vraiment meilleure dans la patrie du prolétariat révolutionnaire. Et ceux qui étaient chargés d’envoyer la lettre ont effectivement écrit. Ils ont écrit la chose suivante (je cite de mémoire, je n’ai pas le livre sous la main) :
« Venez nous rejoindre dès que Elga sera mariée »…
Ladite Elga était âgée, à ce moment-là, de six mois.
Mais le plus beau (à mon sens) est l’histoire de la photo promise par les retournants : si la situation était effectivement magnifique en URSS, ils enverraient une photo de leur famille sur laquelle tout le monde serait debout. Sinon, ils seraient tous assis.
Et comme ils l’avaient promis, ces retournants ont envoyé une photo. Sur laquelle tout le monde était couché…
Une superbe ironie qu’on retrouve chez Romain Gary, en particulier dans « la danse de Gengis Cohn ». Ledit Gengis Cohn était un comique juif assassiné par les nazis, qui, au moment d’être fusillé, se retourne, baisse son pantalon et montre son cul aux bourreaux.
Voilà, c’étaient quelques mots pour parler de littérature (parce que dans cette rubrique sur ce blog, je n’avais parlé que des merdes produites par Marc Lévy, Bernard Werber, Amélie Nothomb… etc).
Maintenant, je vais finir « le démon » de Selby Jr. Hubert, qu’un certain humaniste m’a envoyé (qu’il soit béni jusqu’à la 42ème génération). Un livre qui raconte l’ascension d’un type qui a toujours besoin de… oh et puis j’en dis pas plus tiens, c’est un livre absolument génial.
Voilà, les votes sont clos, l’heure est venue de découvrir le lauréat. Le match a été très serré entre Houellebecq et Brown, (au fait, merci d’avoir voté), et finalement, c’est Dan Brown qui l’emporte. Je lui ai donc écrit un petit mot pour l’informer de son prix, mot que j’ai fait traduire en anglais par Systran.
Cher Dan Brown ;
Vous m’excuserez de vous appelez « cher », mais vu le prix que j’ai payé pour lire votre œuvre, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas user de ce qualificatif.
Sur mon blog, un vote a eu lieu pour attribuer le prix Bernard Werber 2005. Par 13 voix contre 11 (les 9 autres voix se partageant entre des livres moins méritants que le votre), « Da Vinci Code » a battu Michel Houellebecq, auteur de « la possibilité d’une île ».
Vous succédez à Marc Lévy, qui avait obtenu ce prestigieux prix 2004 pour « Et si c’était vrai ».
Je vous informe que ce prix récompense un livre inintéressant, mal écrit, avec des personnages aussi attachant que des poulpes morts (c’est une comparaison de garg). En plus, votre livre contient une intrigue qui ferait peut-être peur à un enfant, mais qui n’effraie guère dès qu’on passe le cap de la puberté.
La traduction de la lettre de remise de prix sera probablement mauvaise, mais je ne parle pas un mot d’anglais (à part « do you want to suck my dick in the backroom »), et j’ai choisi les services d’un traducteur qui n’existe pas. Un peu comme le côté intéressant de votre livre finalement.
Je suis bien sûr à votre disposition pour une remise officielle de prix,
Salutations,
Matthieu C.
Dear Dan Brown ;
You m’will excuse you call "expensive ", but considering the price that J’paid to read your œuvre, I do not see why I could not use of this qualifier.
On my blog, a vote took place to allot the price Bernard Werber 2005. By 13 vote against 11 (9 other voices dividing itself between books less deserving that it your), " Da Vinci Code " beat Michel Houellebecq, author of " the possibility D’an island ".
You succeed Marc Lévy, who had obtained this prestigious price 2004 for " And if C’were true ".
I inform you that this price rewards an uninteresting book, badly written, with characters as attaching as dead octopuses (C’is a comparison of garg). Moreover, your book contains an intrigue which would perhaps frighten a child, but who N’hardly frightens as of qu’the course of puberty is passed.
The translation of the letter of handing-over of price will be probably bad, but I do not speak a word D’English (with share " C you want to suck my dick in the backroom "), and J’chose the services D’a translator who N’does not exist. A little as the interesting side your book finally.
I am of course at your disposal for an official handing-over of price,
Greetings,
Matthieu C.


