Il n'y aura plus de nouveaux articles, mais je laisserai les commentaires ouverts (ben oui, où iraient les fans de Lorie sinon ?)
Je change donc de blog, et si vous voulez, vous pouvez venir me rejoindre ici dans un blog tout beau et tout neuf et tout et tout (lsd.hautetfort.com)
Matthieu
Je viens de découvrir avec une certaine surprise que :
1- Tous les iraniens ne sont pas fans d’Ahmadinejad prêts à exploser des juifs avec l’aide du Hezbollah.
2- Khatami, le prédécesseur de Ahmadinejad n’était pas un saint, au contraire, c’était plutôt un obscurantiste.
3- Payam Amini est quelqu’un qui mérite d’être connu.
Reprenons.
En juillet 1999, des étudiants iraniens se joignent à l’ensemble de la jeunesse iranienne pour réclamer plus de libertés et mettre la ola aux mollahs. En juillet 2002, ces jeunes veulent commémorer l’anniversaire du mouvement. Khatami, le président, ordonne une répression sévère, avec pendaison à des grues, corps exposés et tout et tout. Parmi ces jeunes, un bel acteur iranien, Payam Amini, qui refuse que sa tête soit cagoulée au moment de sa pendaison, et qui aura cette superbe parole avant de mourir : « Notre voie ne sera pas désertée, d’autres prendront le flambeau ».

Une particularité iranienne : il n’y a pas de condamnés politiques. Payam Amini a été condamné pour « viol et meurtres de dames âgées »…
Ahmadinejad est extrémiste, et présenté comme tel. Mais son prédécesseur, Mohammad Khatami, n’avait pas empêché que des gens qui s’embrassent soient attachés à des poteaux pour être fouettés. (pour une biographie du riant Khatami, voir ici).
Il existe donc des iraniens opposés au régime des Mollahs, opposés à la politique d’Ahmadinejad, des iraniens qui aspirent à de la vrai liberté, des iraniens qui résistent (mais qui ne résistent pas comme ceux qui crient dans les rues « Résistance » contre le CPE…). Leur site est ici (http://www.iran-resist.org), il est édifiant… Et montre les ravages d’une mollahcratie écrasante pour un peuple qui rêve d’un peu plus que des pendaisons collectives pour avoir osé réclamer la liberté...
Matthieu
Message personnel à ceux qui viennent pousser de déchirants appels à la tolérance, au respect de l’autre et laisse de vibrants commentaires contre le racisme (mais pas l’antisémitisme) dans les commentaires des notes sur Ilan Halimi : j’aurais trouvé vos cris indignés contre TOUTES les formes de racismes, vos emportements contre la ségrégation tellement plus sincères si, lorsque je parlais du racisme envers les noirs (par exemple), vous étiez venu me dire de ne pas oublier l’antisémitisme. Je vous aurais presque cru si votre antiracisme n’était pas à sens unique.
Les commentaires disant qu’il ne faut pas monter une communauté contre une autre sont d’un racisme consommé. Ces phrases sont une insulte à ce que sont les noirs (parce que là, oui, on parle des noirs) ; dire que Fofana est un assassin antisémite est pour vous insoutenable, ça exacerbe, selon vous (qui êtes bien blancs) les tensions entre ce que vous appelez « communauté », comme s’il existait une communauté noire, regroupée autour de ce seul critère. Vous estimez être supérieurs, en classant les autres dans des communautés, vous-même n’appartenant bien évidemment à aucune communauté, et surtout pas à la communauté blanche. Vos propos sous-entendent que les noirs seraient indignés qu’on parle d’antisémitisme envers Ilan Halimi. Pour vous, tous les noirs se valent, il n’y a que des bons, gentils, qui ont le rythme dans la peau et un très gros sexe. Mais vous insultez l’ensemble des personnes de couleur noir en refusant qu’on puisse traiter un noir d’antisémite, au nom d’on ne sait quel principe de généralisation.
Lorsqu’il y a quelques temps, je recevais une pétition appelant à protester contre le massacre des phoques, j’en avais rigolé. Vous aussi (enfin, c’est ce que laissaient penser vos commentaires). Pourtant, aucun d’entre vous n’est venu dire de ne pas oublier les hermines, dont la chasse est toute aussi atroce. Non, nous avions parlé des phoques. Pour Ilan Halimi, vous n’avez pas écrit une seule fois qu’il s’agissait d’antisémitisme (sans rien ajouter derrière). Non, votre courroux est allé vers l’homophobie, le racisme, la xénophobie. Alors que pour les phoques, nous n’avons parlé que de phoques, pour Ilan Halimi, vous vouliez parler de tout sauf d’antisémitisme.
Refuser de nommer l’antisémitisme et se réfugier derrière des généralités, c’est refuser de voir que des choses vont mal en France. Dire « racisme » lorsqu’on parle d’antisémitisme, c’est ET refuser une réalité, ET noyer le poison du racisme en le citant dès que l’occasion se présente. Lorsqu’on parle d’homophobie, on parle d’homophobie. Lorsqu’on parle de racisme, on parle de racisme. Alors, s’il vous plait, lorsqu’on parle d’antisémitisme, parlons d’antisémitisme !
Un jour (il n’y a pas de raison que ça n’arrive jamais, vu le contexte actuel), un noir se fera assassiner parce qu’il est noir. Je vous attendrai, venir nous parler d’antisémitisme, en refusant obstinément de parler de racisme envers les noirs.
Un jour, quelqu’un proposera d’éliminer de la surface de la terre les noirs et les juifs. Et, drapés dans votre vertueuse conscience, nous vous verrons vous lever, indignés, pour demander : « mais pourquoi les noirs ? ».
Comme il est de bon ton de dire qu’Ilan Halimi n’est pas mort à cause de l’antisémitisme de ses bourreaux (qui l’ont juste enlevé parce qu’il était juif et que TOUS les juifs sont riches, mais ce n'est pas de l'antisémitisme d'enlever des gens parce qu'ils sont juifs), mais à cause d’un amalgame, nous allons examiner aujourd’hui la crédibilité de cette thèse. De toutes façons, il est de notoriété publique que l’antisémitisme n’existe pas, qu’il n’a jamais existé, et que les chambres à gaz sont un point de détail de la deuxième guerre mondiale.
Un amalgame dentaire est une combinaison de poudres d’alliage (argent, étain, cuivre,...) et de 50 % de mercure, utilisé comme matériau de restauration des dents cariées.
Le mercure peut être dangereux à haute dose. Pour savoir si on pouvait vraiment mourir d’un amalgame, j’ai eu une conversation imaginaire avec un dentiste.
- Cabinet du docteur Salomon Ben Gourion bonjour !
- Bonjour ! Vous tombez très bien, je pense que vous êtes un spécialiste. Je vous appelle pour un problème d’amalgame. Je voudrais savoir s’il est possible d’en mourir.
- En mourir ? Vous avez mal aux dents ?
- Non, c’est pas pour moi, c’est pour quelqu’un que je connais… Enfin, dont j’ai entendu parler.
- Il était vieux cet amalgame ?
- Oh oui ! 2000 ans environ ! Au début, c’était un petit truc dans l’évangile selon Jean, puis au fil des siècles, des choses se sont agglomérée par-dessus.
- 2000 ans ?! Mais c’est vraiment vieux ça ! Un amalgame de 2000 ans, je ne sais pas si on peut faire quelque chose… Vous savez, les amalgames servent uniquement à boucher des trous, ce ne sont que des solutions économiques…
- Oui, je sais. Lorsqu’il n’y a rien à faire et qu’une douleur est présente, on pense directement à l’amalgame, et ça fonctionne…
- Oui enfin, ça fonctionne pour un temps. Parce que ensuite, il devient poreux, et il faut le refaire ou arracher…
- Ben justement… Rien n’a été arraché, on s’est contenté d’en remettre une couche. L’église catholique s’en est donnée à cœur joie depuis des siècles, attribuant les tremblements de terre, les épidémies de pestes et autres guerres aux juifs… Et elle a continué à attribuer la mort du Christ à ce peuple…
- Stop. Je ne me mêle pas de politique. Je refuse de continuer cette conversation. Vous savez, il est arrivé aux juifs de se mêler de politique, et ça a conduit à… des amalgames…
- Mais attendez ! Je veux savoir si l’on peut vraiment mourir d’amalgame ! C’est tout !
- D’amalgame, non. Personne ne peut mourir d’amalgame. Même dans votre cas de très vieil amalgame, avec des couches successives. On n’appelle pas ça un amalgame monsieur.
- Et on appelle ça comment alors ?
- J’ai dit que je terminais là cette conversation.
- Mais dites-moi comment ça s’appelle s’il vous plaît !!!
Il avait raccroché.
Il ne me restait plus qu’à conclure en moi-même :
- Tu ne veux pas me dire comment ça s’appelle, hein sale… ?
Ca y est ! J’avais ma réponse !
Une semaine sans note, rendez-vous (si vous voulez, je veux forcer personne) la semaine prochaine.
Matthieu


